Ah il n’était pas chaud. Il avait même dit: « je viens 2h Max ». Ça va dracher… C’est vrai qu’à 9h05 quand Laurent, Martial, Gaël et François sont arrivés, les premières gouttelettes font partir Eric qui crie: « je vous emmène voir les racines ».

Mais quelles racines? Les premières qu’il trouve, ce sont celles dans la montée du Grammont, par le côté le long de la pâture. Un démarrage « à la Gaël », à froid, pentu, sur sol humide et tapis de feuilles glissantes. Autant dire que les chances d’arriver au chemin sans poser pied à terre sont faibles. Et effectivement, ils lâchent les uns après les autres, même le président bien que résistant le plus longtemps, cale à 3m. Ça commence bien.
Eric applique sa technique du « j’m’éloigne pas trop pour pas rentrer trop tard ». S’en suivent des méandres et des détours improbables qui envoient Martial au tapis, pour au final reproduire en partie le parcours de la semaine précédente. En tout cas c’est ce qu’en pensent Laurent, François et Gaël.
Petite variante tout de même, la descente à l’étang Cayenne de Vandoncourt. C’est l’occasion pour le Président de déplacer un tronc à mains gantées devant les regards ébahis de sa troupe.
Jusqu’à Audincourt, c’est tout de même une variante de la semaine précédente. Ensuite il y a innovation. Ils rentrent dans le bois vers le vita d’Audincourt et remontent jusqu’au vita de Dasles, slalomant gaiement entre les arbustes vraiment très très proches. Vont-ils rentrer alors que la pluie commence à tomber?
Que nenni, Eric a atteint son objectif, le sentier des racines, celui de Dampierre mais qui va de Dasles à Etupes (cherchez l’erreur). Il tient à montrer le sentier dégagé, dont une partie par ses soins. Malheureusement, les arbres tombent à la vitesse à laquelle poussent les champignons et déjà un arbuste barre son sentier.
En bon président Gaël, suiveur, laisse Laurent se tromper et lui montre le passage en disant « voilà, c’est là qu’il fallait passer », espérant que Laurent s’en rappellera.
Eric trouve le temps long car il prend des appels. Puis arrivé à un carrefour forestier, annonce « voilà je vous ai montré ce que j’avais à montrer, à vous maintenant ». Les regards se figent et les sourires se crispent, les têtes se tournent vers Gaël qui lancent « bon ben on va par là ». Car oui, c’est ça la force du président, toujours savoir où il se trouve et sinon le faire croire.
La suite est un peu moins drôle, sentiers ravagés et boueux et glissade d’Eric sans gravité. Ne pas tomber dans ces conditions relève de l’exploit. La pluie s’intensifie.
Heureusement pour eux le président savait où il était et il les ramène sur le sentier des racines qu’ils vont donc cette fois emprunter dans l’autre sens.
A Dampierre Laurent et François rentrent sous une pluie qui augmente un peu, Eric lui veut tester… les racines de Beaucourt, qui mène aux Traversots.
29km, 500m D+, 2 glissades, temps gris puis pluie moyenne. Mais Laurent aura tout de même dit « on est bien ici ».

