23-02 – Les 5 réscapés

C’est les vacances, entre le groupe en stage en Espagne et ceux qui ont osé prendre des vacances, seuls 5 sont présents: Bruno, Cédric tout électrique, Jef… C., Xavier et Gaël.

Ils passent devant chez Dada mais malheureusement pas de signe de vie. Revient Dada, on a les mêmes à la maison. Puis ils rejoignent le cimetière des Charmes pour grimper à Montbouton. Direction la nouvelle déchetterie forestière qu’un gros dégueulasse a inauguré en régurgitant toute sa laine de verre (photos). Dans quel monde vit-on? On espère qu’on le retrouvera celui-là.

Retour vers le pont Sarrazin, petite (mais alors petite) prière au monument aux morts, puis le GR5. 1ère scission: Gaël emmène Cédric à gauche, les autres restent sur le GR5. A Abbevillers, Bruno les entraine dans le petit sentier dans le virage (qui tourne 😉 ) de la Grande Rue puis direction les bois.

Ils ne résistent pas à l’appel de la descente, tant pis pour Aurélien, resté sur le flanc à la maison, et descendent aux pierres plates dans un rythme endiablé, mais prudent vu l’humidité résiduelle.

Les arbres au sol sont plus nombreux après les derniers coups de vent, il faut un peu zigzaguer voir enjamber. Cédric commence à se rappeler un des inconvénient des électriques.

A Glay ils rejoignent le sentier des bornes, puis la Chefferie du Haut, où un autre dégueulasse a élu domicile. Ils font une pause spirituelle au cimetière privé, très correctement entretenu. L’entrée les fait frissonner au grincement sinistre qu’émet la grille. Le 19ème siècle se rappelle à eux.

Au retour Gaël les rappelle à l’ordre, car ils allaient contourner le single à côté du motocross. Non mais! Xavier ne reconnait pas le sentier qu’il a l’habitude de prendre dans l’autre sens, normal, il l’a raté et a pris « le mur ». Retour par le chemin blanc, petite course dans la côte goudronnée, mais Bruno n’arrive pas à gratter Gaël qui garde son avance.

Etrangement ça pullule de vttistes dans ce bois, ils en croisent plusieurs et lorsqu’ils arrivent sur la route de Croix, leur groupe s’est agrandi, d’une féminine du club en plus!
On vous aurait bien dit que la descente se fit « à toc » mais les nombreux arbres qui jonchent le sentier ont fini d’user un Cédric qui cherche sans être entendu des variantes qui pourraient le soulage de ce poids.

Personne ne se sent d’attaque pour descendre le sentier des bornes jusqu’à Malfosse pour tout remonter ensuite, ni pour accompagner Gaël dans la variante intermédiaire. Bien leur en a pris, elle était entrecoupée d’arbres, sol défoncé par les chevaux, et boueuse… Un vrai plaisir.

37km, 811m D+

16/02 – Le belvédère ! ou pas

Après leur escapade Alsacienne, les Beaucourtois sont de retour à la maison. La douceur ne les a pas encore convaincu de s’habiller en court, mais pourtant il fait bien meilleur.

On retrouve des têtes bien connues même s’il manque des figures incontournables du RDV hebdomadaire: Dorian maintenant fidèle du rendez-vous, Bruno, Coco, David T., Xavier pour son grand retour (on l’espère), Pat’ plus fidèle qu’une grenouille de bénitier, Philippe B. qui se dispute la médaille du plus en retard avec Gaël, présent lui aussi.
Une pensée amicale pour les absents de plus ou moins longue date: Franck A., Dada, Philippe P., Thierry D., Cédric, Robert, Michel, Jean-Michel, et bien d’autres… Revenez rouler, vous aurez le temps de dormir quand vous mangerez les pissenlits par la racine. En attendant, les pissenlits, ils leur roulent dessus.

Gooooooooo!!!!!!!! Mais on va où? Gaël propose un pari osé en partant à 9h10 : le belvédère de Mandeure. Personne ne moufte, alors c’est parti.

Traditionnel départ par le Parc des Cèdres pour s’extasier, puis le single de Franck A. (Franck si tu nous lis…) pour rejoindre la piste cyclable. M’enfin ça c’est la version courte. Car entre 2 il y a un coup de cul, un terrain un peu gras, et Pat’ qui va au tapis. Terrain 1 – Pat’ 0.

La piste est vite expédiée, ils rejoignent le chemin au-dessus du cimetière de Dasles, non sans avoir déjà dû enjamber 2 arbres. Pourvu que ce ne soit pas qu’un début. Ce qui fait plaisir à Gaël, qui les emmène, c’est l’émerveillement de Corentin quand il découvre où ils arrivent, et fait la connexion avec les chemins qu’il connaît. C’est comme ça qu’on apprend les chemins de la région, et c’est pour ça qu’il faut venir le dimanche matin! Continue Coco!

Ils continuent sur les chemins des « gars du club » et empruntent la désormais célèbre Pat’. Moins agréable que la dernière fois compte tenu des branches qui les obligent à slalomer plutôt qu’à bourrer. Arrivé sur la piste, il manque Philippe. Ouf rien de grave uniquement une pause pipi.

Ils montent jusqu’à la route Dasles-Seloncourt par la variante au-dessus de la sorcière, bien labourée par les engins. Puis traversent Seloncourt pour rejoindre le cimetière puis la montée aux 5 sapins. Dans la montée les avions Corentin et Dorian décollent, Gaël se sent pousser des ailles et enrhume Bruno, mais ce dernier revient comme une balle quelques minutes plus tard, tellement vite que David n’a même plus besoin de pédaler dans son aspiration.

Derrière ça gère: Xavier pour une reprise sait que… enfin non justement ne sait pas jusqu’où ils peuvent rouler. Pat’ lui se réserve pour son intense semaine de sport, car pour Pat’ c’est tous les jours dimanche.

Ils contournent Thulay par le nord, en faisant une pause au bord du champ de l’omoplate. Ils repartent dans des méandres digne de la Seine ce qui vaut à Pat’ une nouvelle correction de la part du terrain. Terrain 2 – Pat’ 0. Auprès de Bondeval, l’heure est aux conciliabules: il est trop tard pour espérer raisonnablement aller au Belvédère. Mais ils peuvent toujours s’éclater sur le single!!! Quand un arbre de 6m barre le chemin, Bruno fait une démonstration de force, le relève sous les encouragements de Gaël et tout le monde passe en sécurité.

L’heure tourne, ils rejoignent Mandeure mais là un drame se produit: alors que Bruno évoque Belchamp, Xavier et Pat’ prétextent un dîner de dernière minute et s’échappent par la route. Philipe s’insurge car ils auraient pu redescendre par le théâtre, quel gâchis.
Séparés, ils enjambent le Doubs, rattrapent un groupe de VTTistes tranquilles et rejoignent Valentigney puis Aundicourt sous le commandement de Philippe. Après avoir claqué une bise à Philippe, les 5 rescapés s’organisent sous la direction de Bruno pour lancer un relais de folie sur la piste cyclable. 

48km, 777m D+.

09/02 – Les irréductibles gaulois

Ce dimanche tous les VTTistes sont partis arsouiller sur les chemins d’Alsace. Tous? Non, car 2 irréductibles sont restés à Beaucourt pour défendre le village Gaulois.
Dorian est le premier sur place, et il constate que Bruno devait être pressé de partir puisqu’il a laissé la porte du camion grande ouverte (voir photos).Gaël arrive ensuite. 1+1 = 2.

En contournant le lotissement des Hauts de Beaucourt ils se font doubler par une trottinette électrique… Plus amusés que découragés ils montent au point de vue de Montbouton.
Direction Croix, les bois sont propres et le temps ensoleillé pour un mois de février. Après être descendu par le chemin blanc puis remonté en face, ils prennent à gauche mais les arbres sont toujours au sol. Ils doivent donc redescendre, sans oublier d’enjamber un tronc fraîchement tombé. Alors ils remontent vers Saint Dizier.

A la sortie du bois la vue sur les Vosges est magnifique. D’ailleurs Dorian aperçoit au loin Bruno qui s’éclate comme un petit fou! Mais il ne les voit pas.

Pas dépité ils optent pour le Val, et rejoignent le chemin sous les pas du diable pour ensuite longer la frontière Suisse. Là Dorian a une illumination, il connaît une grotte. Gaël est partant mais après 50m dans un champ qu’il sait en cul de sac, partage son doute au jeune VTTiste. 1/2 tour pour rejoindre Villars le Sec, longer les poules, et entrer discrètement en Suisse.

Ils passent sous l’autoroute, et rejoignent le sentier qui mène à la grotte de la Roche Tillau. Visite et séance photo et c’est reparti. A Buix ils prennent le chemin qui monte en face du terrain de hockey, contournent le Maira et reviennent là où Dorian avait proposé de visiter la grotte.

Ils optent pour une variante qui rejoint Villars le Sec histoire de pas faire 2 fois les mêmes chemins, et remontent au Paradis. A Croix après un petit bout de macadam ils rejoignent les bois et descendent tambour battant vers la route de Saint-Dizier.
La boucle est bouclée après 44km et 900m D+. Pas mal pour un hiver, c’est dire si les sentiers sont praticables.

02/02 – Une grenouille à VTT

Dimanche 2 Février, une partie du club a préféré profiter des joies de la glisse à Châtel plutôt que de la pédale à Beaucourt. On s’attend donc à peu de participants d’autant les conditions climatiques ne sont pas clémentes.

08:42: Gaël regarde par la fenêtre depuis son lit et se fend d’un message sur Whatsapp qui disait en substance ceci: « Fait pas beau, moi préférer dodo ». Dorian confirme: « Qu’est -ce qu’on est bien au lit en ce dimanche matin. »

09:11: Les quelques présents en ont marre d’attendre, tant pis pour les retardataires. Pour le tiercé gagnant, il fallait donc jouer: Eric B. casaque noire, Philippe B. casaque bleue et François P. casaque orange.

Eric fait le guide, au programme Badevel puis direction Morvillars pour chercher du chemin praticable. Mais ça, c’était avant! Avant que Philippe ne fasse remarquer qu’après la montée au cimetière de Beaucourt, à chaque fois que l’on allait en direction de Badevel: ça descendait. Et que pour une fois il aimerait bien monter parce qu’il le sait, il y a un chemin qu’il ne connait pas et qui monte. Les deux autres, perplexes, cherche une échappatoire pour trouver ce chemin prévu pour la montée, avec lequel on réussirait à monter plus bas qu’on ne serait descendu avec le chemin prévu pour la descente.

09:17: Là, un chemin qui part à droite, ça fera l’affaire, en plus il monte. Du moins jusqu’à un arbre couché, le premier d’une longue série. Ensuite, plus rien. Enfin plus de chemin, Eric jardine à gauche, Philippe tout droit, François attend qu’ils se décident en se disant que ce doit être un bon coin à champignons. Au final, ils rejoindront la route de St Dizier en poussant leur VTT à travers bois. En face d’eux, le chemin qui va à la ferme des champs Houdins, allons-y. Le chemin, déjà difficilement praticable la semaine dernière après le passage d’équidés, l’est encore plus avec la pluie et les bûcherons qui ont laissé de belle billes d’arbre en travers du chemin.

09:35: En dessous de la ferme des champs Houdins, ils descendent le sentier ruisseau des bornes, descente perturbée par de nombreux arbres tombés dans la semaine.

09:55: Enfin, ils ont voulu voir Badevel et ils ont vu Badevel! Pit Stop au domicile d’Eric pour un réglage de direction grippée de son destrier pourtant récemment acheté. Puis passage à Fêche l’Eglise, avant de longer la départemental direction Lebetain.

10:14: Du soleil, il y a du soleil!! Les 3 compères ébahis par cette apparition impromptue pensent à leurs camarades rester bien au chaud, alors qu’il y a du soleil. Ah les cons, ils loupent tout!! Ils continuent leur route, passe par la douane et remonte ensuite le long de l’autoroute pour bifurquer ensuite sur le sentier afin de rejoindre Boncourt.

10:40: François râle après Eric qui les emmène sur un raidard afin de monter ensuite vers le mont Renaud. Après quelques arbres enjambés, ça mange, ça discute des belles conditions du jour, certes un peu humide mais vraiment pas froide pour un début Février, y a plus de saison!!

11:05: Traversée de Delle, François râle car Eric les emmène à nouveau sur un raidard dont lui seul a le secret. S’en suit un retour par les bois de Grandvillars, puis Morvillars ayant été contraints par des chasseurs à changer de direction.

11:50: Après être sortis du bois à Fesches le Chatel, c’est à Dampierre qu’ils se séparent pour rejoindre chacun de leur côté un endroit sec où se changer, bien crottés et trempés jusqu’aux os mais contents de leur belle sortie.

Au final, 40km pour un d+ d’environ 800m après correction, car les altimètres ont pris l’eau.

26/01 – C’est électrique, mon cher Watt-son

Janvier touche à sa fin, tout du moins c’est le dernier dimanche, et les vététistes sont toujours fidèles au RDV. Il faut dire que la douceur revenue et le peu de précipitations ne permettent pas à la neige d’arriver ni de tenir.

Alors bon, hiver fichu pour hiver fichu, autant faire du VTT. L’or brun est toujours là, lui. Un gisement inépuisable à Boue-court!

Citons le comme un encouragement, Philippe B. est là à l’heure. Il a surpris tous les autres: Dada, qui n’a même pas eu le temps de faire son entrainement hebdo de montée de marches; Pat qui s’accroche, reste à savoir si sa manivelle en fera autant; Bruno un peu diminué des suites de sa morsure par un animal qu’on ne trouve que sur les chantiers; Eric B, prêt à partir, mais qu’est-ce qu’il attendent nom d’un pipe; Eric P. avec sa fidèle doublure (et réciproquement) Pascal, qui imite très bien le Lionel en tenue de gendarme, mais qu’on ne s’y trompe pas, Lionel lui n’est pas là. Aurélien n’a pas ramené son Clyde, parti frayer avec d’autres vttistes du village d’à-côté (quoi? un autre club? vous emballez pas ils sont 2…); enfin bien qu’en avance par rapport à son retard habituel, Gaël. De toute façon il aurait tord de se priver car Bruno n’a pas encore sorti son vélo. En guest star qui tue le temps jusque 9h30, Jef.

Il a été demandé un rappel des entrainements pour ceux qu’on ne voit plus souvent:- 9h: avec ce formidable groupe, où l’on pratique joyeusement mécanique, orientation, déconne et parfois vaguement un peu d’effort- 9h30: avec Jef où c’est beaucoup plus sérieux nous a-t-on dit

😉

Enfin le dernier est sur la selle, ils décollent, comme la maîtresse. Un petit tour par le parc des Cèdres, le château Fernand, puis direction Vita. Ils croisent déjà quelques chasseurs-cueilleurs (euh non ça c’était il y a 5000 ans), et commencent par un petit échauffement dans les bosses. Exercice qui ne plaît pas particulièrement à Eric qui veut déjà en découdre.

De l’autre côté du Vita ils atteignent la route et là stupeur: un bûcheron acharné a décimé la forêt de sapins. C’est bien simple, partout où le regard se pose 100m à la ronde, ce n’est que souches et troncs couchés. Une tornade se serait-elle abattue sur la région? Non rassure Pat’ qui les a vu à l’oeuvre: y’en a un qui tient le tronc, un qui coupe, celui qui tenait le tronc le bascule, ça rentre dans une machine, et il en sort un meuble IKEA.Saluons toutefois la qualité du travail fait car le single habituel est préservé. Mais c’est un peu triste. Conséquence de la sécheresse ?

Un peu plus loin sur le GR5 c’est pareil, le croisement est décimé, mais Pat’ toujours a une idée pour les motiver: un single inédit. au bout du chemin. C’est un grand moment de plaisir que ce single sinueux qui tourne autour des arbres. Surtout pour Eric P. qu’on entend crier des yahoo, wouhhhh, z’y va, tellement il prend du plaisir. Ils atterrissent bien plus sympathiquement que d’habitude sur la piste, comme quoi, il y a toujours des coins à découvrir, suffit de lever le nez du guidon.

A Seloncourt, ça sent la merguez à la salle omnisports. Malheureusement c’est trop tôt alors ils changent d’habitude et montent au cimetière. C’est l’heure de la pause, ils se contenteront de fruits secs et autres barres. Ils contournent le cimetière par le Sud-Est, rejoignent un chemin blanc puis trouvent un magnifique petit single, 2ème pépite de la journée. Même si Philippe essaye de jouer les rabats-joie, mais Bruno met les oh là. A force de zigzaguer dans la forêt ils rejoignent le point culminant, le château d’eau, et basculent de l’autre côté direction les 5 sapins.

Arrivé sur place, pas d’hésitation, ils se lancent vers la descente. Mais son entrée est bouchée par des arbres. Décidément… Pas grave, sous l’impulsion de Bruno, ils se faufilent à gauche du chemin. Philippe sert les fesses, Gaël essaye de passer, mais Philippe tient bon… Il ne se fera pas (sur)prendre ainsi.

A Thulay Bruno et Gaël montrent qu’il se comprennent parfaitement. Bruno demande où Gaël veut aller, Gaël lui explique, Bruno prend une direction et Gaël l’autre… Voilà voilà.

Mais ça valait le coup de suivre l’idée de Gaël, les chemins sont beaux, et surtout ça leur permet de repasser sur un lieu de pélerinage et de faire une prière à Saint Omoplatus.
C’est là que Pascal décide de faire sécession. Il rentre par le centre de Thulay, alors que Gaël rassure les autres qui commencent à s’inquiéter sur la suite du voyage, mais surtout l’heure d’arrivée. Après quelques explications contenant les mots boucle, Bondeval, single, Seloncourt, rentré pas tard, les autres (inconscients) semblent rassurés. Mais Gaël a surtout l’argument qui tue: il n’y a plus que de la descente.
« Descente, descente, qu’il disait… », maugrée Eric B. dans le single qui suit et qui est juste dans l’autre sens. Ils rejoignent l’emplacement du ravito 3 de la MTB et ne peuvent résister à parcourir cette partie très ludique de la boucle du 54 km. Toujours aussi sympa, mais cette fois une amélioration est apportée par Aurelien et Gaël: le 1er des 3 singles enduro léger qu’ils ont découvert un jour où ils faisaient la boucle à rebrousse poil.

Bon pour le trouver il faut chercher un peu. Une première tentative se solde par un cul de sac, et déjà la foi s’envole et le doute s’installe. Gaël se voit attribuer le surnom de Ballet, ce qui dans cet exercice n’est pas un compliment. M’enfin il persiste, prend une 2ème tangente, remarque un D sur un arbre et bingo trouve l’entrée du single! Fier de lui il se retourne pour que chacun reconnaisse son talent, mais ne dit rien face à la troupe aux vêtements et pour certains à la peau complètement écorchés par les ronces. Il croit même devoir appeler le samu pour Dada qui ressemble à un accidenté de la route, le visage en sang. Il est pas prêt de se raser à nouveau.

Le single est vraiment sympa, débouche parfaitement sur le suivant, sur lequel des petits tremplins ont poussé, mais ils n’empruntent pas le 3ème qui empêcherait de tenir l’horaire. La suite se fait par le magnifique et rapide sentier aux sculptures. Bien qu’assez sec, le terrain recèle quelques virages un peu glissants, et sur la pression de ses poursuivants, Eric B. commet la faute et va au sol. Bruno le punit immédiatement: « t’attends les autres et tu leur indiques le chemin »! Puis il sèche Gaël et s’en va seul savourer son maillot à pois. C’est qui le patron?!?

Ils oublient Bondeval, empruntent le petit single empierré après le banc-belvédère, et redescendent à l’entrée de Seloncourt. Sur la 2ème partie du sentier là aussi les tremplins ont vu le jour et à l’arrivée chacun y va de son exploit fictif digne de marseillais.

Retour par Seloncourt, bisous à Philippe au sommet de la route Seloncourt-Dasles, et à Eric P. dans Vandoncourt. Voilà c’est fini plus grand chose à faire si ce n’est rentrer. Enfin… pas tout à fait. Car dans Vandoncourt Bruno passe par la petite chapelle, et tout au bout on sait ce qu’il y a: une bande de pâture avec un canasson et surtout… Mais ne gâchons pas la surprise. Gaël en habitué passe sans encombre, les autres l’imitent, sauf Dada, resté un peu à l’arrière, qui vient s’empaler dans le fil de fer. Sous les crissements du métal sur la carrosserie du Wilier et devant les cris de ses collègues il arrête d’enfoncer la clôture, la prend par la main pour l’enjamber, et se met aussitôt à entamer une danse bien étrange. Avant les vélos électriques, on avait inventé la clôture électrique ! 

40km, 838m d+

19/01 – Appellation d’Origine Contrôlée

C’est dimanche, il est 9h, c’est VTT! Il manque des fondeurs, mais ils ont le plaisir de retrouver Dada, alors… ça le vaut largement.

Au guidon, les doigts enfoncés dans des gants bien épais, la tête rentrée dans les épaules: Dada, Eric & Eric, Aurélien et François, Pat’, Victor et Hélène, Gaël. + Jef L. en guest star histoire de chauffer les chemins pour le groupe de 9h30.

Car il va falloir chauffer les machines ce matin. La t° oscille entre -2 et -5 selon les provenances. Alors gaz! Ah non c’est vrai, inutile de tourner la poignée, il faut tourner les jambes! Alors pédale!

Il gèle à pierre fendre, c’est dur pour le corps, mais la contre partie c’est que les chemins gèlent aussi. Donc c’est dur pour l’accroche.

Début de l’échauffement route de Dasles, à peine traversé la piste cyclable, Dada bloque sa roue contre une motte gelée et va au tapis. Motte 1, Dada 0. Ça s’appelle faire le rase motte.

Gaël donne la direction à Eric B: Fesches le Châtel, ils tournent 3 fois à droite et reviennent là où Jef les avait quitté. Mais personne n’a rien vu ou en tout état de cause, personne n’a rien dit. Ce petit tour en rond n’aura pas servi à rien car il permit d’admirer une nouvelle chute (Eric B.) et l’avancement du projet de construction d’autoroute entre Dampierre et Exincourt.

Première alerte, Aurélien perd de la valve. Quand c’est un vieux routard comme Bruno on se dit c’est normal vu les kilomètres au compteur, mais quand c’est un jeune ça inquiète. Bref une bonbonne de CO2 plus tard et surtout une rondelle de valve remise à l’endroit, c’est reparti!

Eric s’inquiète de la direction, est-on bien sûr d’aller à Fesches? Oui, même qu’on va rue du camping (que celui qui a déjà vu un camping à Fesches lève le doigt)! Mais pas bien loin car nouvelle alerte. Ah encore Aurélien? « Non, je suis là moi les gars ». C’est Pat, qui traîne sa patte avec une manivelle accrochée au bout. La réparation de fortune n’a pas tenu face à la puissance de l’Audincourtois. Et c’est à pattes qu’il rentre à Beaucourt. Mais heureusement un âme charitable le ramène en voiture. Merci à elle!

Pendant ce temps les sportifs du dimanche rejoignent le GR5 en surplombant Fesches. Avant de traverser la N19 une petite voix s’élève du groupe, c’est Hélène qui a cours de poney à 11h30. Alors ni une ni deux son chevalier charmant la ramène à bon port.

Dans Delle ils attendent sagement au feu rouge. On n’a jamais vu ça. Puis direction rue Jean Moulin pour rejoindre Saint Dizier. A la carrière, il est 11h45. Eric P. salue ses collègues pour rentrer. Gaël lui dit plusieurs fois que c’est l’heure de l’apéro mais ses espoirs sont douchés par la surdité soudaine du Vandoncourtois.

Plus la destination approche plus la boue se fait présente, pas de doute ils approchent Boue-court. La seule ville où la boue ne gèle pas en-dessous de 0°. Des années de travail, qui mériterait une AOC.

35km, 730m D+

12/01 – Des galettes et des prunes

Ce 12 Janvier, c’est galette des rois au club. Enfin à 14:30, pas à 09:00. Bruno attend les participants sur la place Salengro dans un accoutrement peu adapté au VTT. « Je peux pas venir avec vous, je dois aller chercher les galettes » nous dit-il avec un aplomb attestant une longue pratique de la mauvaise foi. On imagine le petit Bruno s’exerçant déjà dans sa prime jeunesse : « j’ai pas pu venir ce matin à l’école Monsieur. Je suis allé acheter une demi baguette« .

Voici ceux qui auront droit aux lamentations de Bruno:  Gaël, Thierry, Dorian, Philippe B., François, Pascal et Eric, et deux jeunes: Corentin et Virgile. Ils seront accompagnés au départ par Jeff et David T. venus s’échauffer avec le groupe I avant d’emmener en vadrouille le groupe II.

C’est par la route que le groupe part en direction de St Dizier, avant de bifurquer sur le sentier des bornes en direction du creux de Malfosse. Outre les quelques arbres à terre à éviter, la descente s’effectue sans problème. Ensuite, ça se gâte. Les chemins deviennent boueux, l’adhérence devient précaire, les roues et les cadres se chargent.

Arrivés en haut de la combe de Fêche-l’Église, une pause s’impose pour alléger les montures. La boue est collante comme de la cancoillotte fait maison, tenace comme un jeune du club qui veut montrer aux anciens de quoi il est capable, grasse comme une blague de Bruno.

Se pose alors la question du chemin à suivre pour éviter tant que possible cette boue, ainsi que les chantiers forestiers nombreux en ce moment.  Ils décident de descendre à Fêche l’Eglise, pour remonter ensuite par le prolongement de la rue du jura.  La montée s’effectue correctement jusqu’à la traversée d’une zone de bucheronnage. Ils arrivent tant bien que mal à la route de St Dizier, où ils sont attendus par des chasseurs. Les vtt déjà lestés par la boue, ils préfèrent éviter la  descente au Noureux pour ne pas s’alourdir également avec du plomb.

Ils rallient St Dizier par la route, puis descendent au Val et entament la remontée vers l’ancien lieu-dit de la soupe à l’oignon nocturne, désormais baptisé la bute des tartes aux prunes. Pas de tartes mais de nombreuses prunes en ce dimanche matin.

Après être passé aux pas du diable en direction de Boncourt, la descente s’effectue s’en encombre, avec une variante en direction de Lebétain. S’en suit une montée au Mont Renaud, à l’arrière ça commence à peiner. Il est presque midi quand ils arrivent à Delle. Thierry rentre de son côté au plus court. Corentin préfère prendre son propre chemin. Le reste du groupe décide de rentrer par la route jusqu’à Beaucourt.

37km, d+ 840m

05/01 – Sortie adultes et jeunes

Le soleil les accueille sur la place Roger Salengro pour fêter la nouvelle année. 1ère sortie de l’année ! Ils attendaient ça depuis un moment : éliminer les graisses et autres vapeurs d’alcool emmagasinées ces 2 dernières semaines.

Alors quelles résolutions ont-ils prises? Pour Philippe B. et Gaël, pas celle d’être à l’heure. Pour Bruno, pas celle de nettoyer son vélo.
Pat’ a recollé sa manivelle, ça pédale beaucoup mieux ainsi. Nous avons 2 Eric pour le prix d’un, comme ça pas de remords s’il en manque un à l’arrivée.
Notre styliste Lionel étrenne une nouvelle tendance de vêtements très inspirée de la maréchaussée. Collection 2020 ?
Nos 2 jeunes loups Aurélien et Dorian perdent la goutte de lait au bout de leur nez, remplacés qu’ils sont par Lucas mets-tes-chaussettes-sous-ton-cuissard-la prochaine-fois et Louis le taquin.

En route.
Gaël décidé de défendre sa retraite et fait la grève du berger. C’est donc Bruno qui s’y colle.
Est-ce l’effet nouvelle année mais… aucune mécanique ce matin, le groupe est fin prêt pour partir à l’heure.
La t° au sol a remonté, la boue s’est ramollie, les premiers mètres dans les bois vont donner le ton: gras. Ils évitent ainsi le sentier du château d’eau de Montbouton et contournent par la salle du plateau.

C’est le moment de la blague à Nono. Vous ne connaissez pas ? Mais si demandez à… quasiment tous les anciens. Le petit coup sur les freins au moment du dépassement, le petit de coup de coude qui vous envoie au fossé, ou ce matin la porte qui se claque au nez de Louis! Au tas Louis. Avec un genoux écorché. Non mais c’est qui le Chef ? C’est Nono !

Il est tellement chaud le Nono, qu’au Belvédère d’Hérimoncourt il leur fait le coup du strip tease. Il n’en faut pas tant à Auré qui préfère partir loin plutôt que de voir ça. Si loin qu’on a beau lui hurler de tourner à gauche plusieurs fois, rien n’y fait il fonce tête rentrée dans les épaules vers Seloncourt.
C’est qu’il est pressé Auré. Il est content, premier en bas, il était au taquet dans tous les virages, frôlait les arbres, décollait du sol à chaque caillou. Prem’s en bas pour dégainer son tel et filmer l’arrivée des copains… qui n’arrivèrent pas. Quand il voit arriver Gaël venu le chercher par le goudron il comprend son erreur…

A Thulay, les chasseurs sont de sortie. Heureusement ça arrête Bruno qui les avait emmenés sur un chemin incertain. Pas grave direction Meslières, par la descente technique. Mais avant il faut passer les virolos. C’est pas son jour à Louis qui va au tas, suivi comme un morpion par Eric B. Après c’est un chemin de croix. Enfin plutôt de merde vue la couleur du sol et la profondeur des ornières.

Devant la descente qu’ils affectionnent, c’est la consternation. Le chemin est ravagé et plus jamais ils ne le reverront. Ecoeurés ils foncent vers Meslières et remontent sur Abbevillers. Louis s’inquiète: « c’est encore loin Grand Schtroumpf ? ». Non plus très loin lui répond-on patiemment à chaque changement de cap.

Lucas souffre, le retour est dur, mais nos 2 jeunes ont été brillants.
Bravo!

39km, 928m D+ tout de même…

15/12 – Sortie adultes et jeunes

Pas mal de VTTistes au RDV Groupe 1 ce matin: Bruno, Pat’, Eric B., Dorian, Benjamin, Ernest, Corentin, Gaël. Bravo les jeunes! Jef est déjà là pour le groupe 2, et les informe que Hélène et Victor ne vont pas tarder.

Certes mais Philippe B. a tout le même le temps d’arriver (en retard). Mais que font-ils les jeunes tourtereaux? Chacun y va de son explication: «  moi à leur âge je restais sous la couette avec ma copine », « problème de plaquettes mon oeil », et on vous épargne les commentaires plus ou moins douteux.

Pour avancer ils montent au fer à cheval, et finalement les 2 sportifs finissent par arriver. Pas le temps de se faire la bise il est déjà l’heure du groupe 2 alors, go. On va où aujourd’hui? Au Mont Bart! Alors on traine pas. Piste cyclable et go.

Après une interminable piste cyclable les voilà sur le sentier à côté de Belchamp. Mais déception après 150m, un gros tronc barre le chemin. Enfin pour les VTTistes normaux, car Victor lui ne s’est aperçu de rien. Bruno se lance en hurlant « j’vais l’passer, j’vais l’passer » et effectivement le passe comme tous les autres, en l’enjambant! Bon ils sont dans les bois, alors c’est gras et ça patine. C’est de saison!

Ils sortent enfin de ce champ de mines et prennent la direction de Voujeaucourt. Mais après quelques virages sur le macadam, Benjamin a un coup de mou. Ou plutôt son pneu arrière. Benjamin se lance alors dans une course effrénée, regonflant son pneu d’un côté, alors que le pneu rejette l’air de l’autre. Benjamin s’acharne, hausse le rythme, et tente tout pour remplir le pneu récalcitrant, mais celui-ci est vraiment de mauvaise volonté et ne l’aide en rien en recrachant la moindre once d’air. Enfin les autres interviennent pour lui dire que son effort est vain et qu’il faut poser une chambre.

C’est devant le regard paniqué de Benjamin, tel un écolier qui n’a pas son livre, que les autres comprennent qu’il y a un problème. Il a pas sa chambre! Le professeur Philippe lui fait les gros yeux, le gronde, hésite entre punition et morale et choisit la pédagogie: «  Bon c’est pas grave, tu la prendras la prochaine fois. Demande à ton petit camarade Ernest de te prêter la sienne ». Deuxième vent de panique. Il n’en a pas non plus. Non mais c’est quoi cette famille? Alors le professeur Philippe décide de sévir: « 2h de colle chacun et en plus vous laverez mon vélo ». 

Dépanné par un de leur petit camarade, Benjamin se lance dans le démontage du pneu. « J’ai pas mes démonte pneus, m’sieur ». « Ah mais c’est pas vrai!!!! 100 pompes malheureux ». Une fois le pneu ouvert la vérification intérieure fait apparaître non pas un clou mais un pieu!

Pendant cet interlude, Pat’ va dans les bois et s’en revient avec des champignons. Non pas aux pieds, des qui se mangent.

La réparation terminée, ils peuvent repartir. Enfin il se dresse devant eux: le Mont Bart. L’ascension bien dure se fait par le même sentier qu’ils avaient descendus la semaine précédente. En haut c’est la pause casse-croûte et le moment des vannes. Bruno les emmène vers un petit sentier dont il a le secret… et qui les ramène au point de départ après 2 min. La descente est une formalité, entre passage raid choisi par Bruno et quelques inconscients, et passage plus modéré pour les autres.
Voilà ils voulaient voir le Mont Bart et ils l’ont vu. Retour par la piste cyclable, ils partirent 10 et rentrèrent 6, abandonnant les plus faibles à leur triste sort tout au long de la piste.

Encore bravo aux 2 jeunes Corentin et Ernest de s’être levés pour accompagner les adultes (enfin vu le niveau des blagues parfois on se demande qui sont les adultes 🙂 ).
45km, 700m D+
Temps gras, sol couvert.
Pas de pluie fallait venir.