19/09: ni bergère ni moutons

Brusque changement de temps en ce dimanche matin. A un doux samedi de septembre, succède un dimanche de novembre. 2 mois en une nuit, la claque. Petite pluie, environ 10°. Malgré l’appel de la veille, Eric tourne en rond seul sous quelques gouttes. Il s’apprête à partir quand arrive Gaël. Les 2 se regardent en se disant intérieurement: « et m…e, va falloir y aller ». 😉

Les salutations passées, ils s’accordent sur une durée raisonnable vu les conditions et un terrain praticable. Direction route de Saint-Dizier, objectif la Suisse.

Premier test: la descente des goulets vers Badevel. La prudence est de mise sur les marches et au travers des pierres glissantes, mais au final ça passe bien. Au-dessus de Badevel, ils tombent sur un premier ravito. Chouette! Pas de chance, c’est pour le trail de Grandvillars 🙂

Ils empruntent le chemin de Saint-Dizier pour éviter le trail, quand à 9h Claude appelle. Il est sous la pluie à un concours hippique à Luze. Il s’ennuie, alors il appelle tous les copains pour les sortir du lit.

Un panneau sur le chemin vers Lebetain indique une battue, ils décident courageusement de laisser les chasseurs et les chevreuils jouer à cache cache et contournent le bois.

Bien leur a pris, car ils découvrent par la même occasion 2 nouveaux singles qui après un peu de nettoyage feront l’affaire. Surtout pour Bruno: une tranchée!

La pluie redouble, le temps passe, ils décident de rentrer en laissant de côté l’objectif du Mont Renaud. A l’approche de la nationale franco-suisse ils croisent les premiers coureurs, essayent de les éviter mais finalement se retrouvent à contre sens. Avant la route de Grandvillars, ils testent une nouvelle variante via un verger qui les amène à Granvillars. A Fesches le Châtel, ils se séparent. Eric rentre par la route, Gaël par les bois via Dampierre.

30km, 580m d+, pluie, 10°.
Trace: https://drive.google.com/file/d/1mDYJdNyvcgW3F-EJxJhaf390r4JujGo2/view?usp=sharing

12/09: Sortie Alsace par Claude

C’est un groupe motivé car matinal (07h30) qui s’est donné RDV au stade pour honorer la sortie en Alsace organisée par Claude. Vélos chargés, en route pour l’étranger.

Heureusement les douaniers ne sont pas présents quand ils passent la frontière et le passe sanitaire n’est pas exigé.Le soleil brille, une belle journée s’annonce et bientôt les vignobles apparaissent: Kientzheim.Les salutations passées, 3 groupes se forment:
– les acharnés
– les raisonnables
– les Vieille

Pour les acharnés, ce sera grimpette. 1360m de D+… en 2 longues montées (voir PJ)! Pendant la seconde les sourires se crispent, les dents se serrent, mais les descentes régalent. Plongée au 19ème siècle lorsqu’ils traversent ce petit hameau qui semble ne pas avoir vu la révolution industrielle (alors, la révolution numérique…). Fait rare: pas d’incident technique, hormis une chaîne cassée à 300m de l’arrivée.

Pour les raisonnables, c’est rando dans le vignoble et visite de villages. Dégustation de bretzels et papotage qui conduisent à un accident entre 2 cyclistes du groupe. Quelques égratignures et douleurs mais ça repart.

Pour la famille Vieille, c’est rando au lac noir, luge d’été et visite de fromagerie.
Les retrouvailles se font au milieu des vignobles, dans une cabane forestière, autour d’un bon verre d’Alsace et d’un BBQ.

Merci à Claude pour l’organisation de cette superbe journée.

Acharnés: 46km, 1360m D+
Trace: https://drive.google.com/file/d/1F4jP1KM2POsYQu_m-wDzSYmr09MjY467/view?usp=sharing

20/06: jaune + rouge = blanc

Aujourd’hui c’est la fête des pères: le groupe de 9h30 a avancé son horaire à 9h00. 

Pourtant le premier rendez-vous est donné à 08h30: Xavier, Bruno, Aurélien, Eric, Franck et son fils, Gaël, … Ils décident d’aller rouler 25 minutes et de revenir rejoindre le 2ème départ: David, Philippe, Jef & Jocelyne, Jef encore, …

En route pour ce groupe digne de Koh-Lanta la Réunification, mais heureusement pas de Denis Brognard pour lancer de défi.

Départ tranquille direction le Château, puis redescente au vita de Dasles pour traverser la forêt désormais clairière. Après moults rebonds sur les racines Xavier s’en va, il doit rentrer plus tôt. En contrepartie, il était parti plus tôt.

Les autres longent la piste cyclable vers Audincourt, puis après une pause SPA où ils négocient avec un chien son adoption, ils redescendent au monument aux morts et remontent au-dessus de Dasles-Vandoncourt-Seloncourt. Direction Seloncourt.

Le peloton se disloque un peu mais se regroupe avant d’entamer la montée, sauf Gaël qui se lance dans un improbable single. Un coup de fil plus tard, il arrive, mais cette fois c’est Bruno qui manque, il est devant. Tout le monde le rejoint à Bondeval.

Avec un temps pareil, c’est sûr le cours d’eau est à sec. Pas de chance il y a 30cm d’eau et ils ressortent les pieds mouillés, Bruno en prend pour son grade.

Ils contournent Bondeval par la pâture et son single pentu, qui déstabilise Eric, qui en profite pour bloquer Gaël.

Tout le monde est pressé de rentrer, alors après le petit single empierré mais plein de ronces, ils rejoignent la piste cyclable et foncent (enfin surtout Aurélien) sur Beaucourt.

Beau temps, sol parfait.

39km 650m d+.

13/06: la joggeuse et le vététiste

On est en mode reconnaissance pour la MTB: Bruno, Xavier, Aurélien, Lionel et Gaël.

Aujourd’hui Gaël a revu sa copie pour la 2ème boucle du parcours 40/54 km afin d’éviter les trop longs tronçons plats du plateau de Croix. Dès le départ il annonce une inquiétude, il n’a pas trouvé le moyen de remonter sans croiser. Ah cette satanée boucle par Croix lui résiste.
Mais inutile de rentrer dans le langage codé que lui et Bruno affectionnent tant et qui laisse Aurélien pantois: « tu vois l’arbre », « oui, où il y a la chemin », « voilà avec la pierre sous la racine », « oui celle qui était 6cm plus bas en 2017 », … Les 2 se comprennent, c’est l’essentiel.

En route direction le point de vue de Vandoncourt pour simuler cette 2ème boucle. Il fait beau mais le sentier recèle encore quelques bourbiers. Ils s’en moquent car un VTTiste boueux… De là ils remontent le GR5 et bien entendu il faut qu’il y en ait un qui allume la mèche: Bruno commence bien trop tôt et Aurélien qui n’attendait que ça fait fumer son Maxxis. Les cailloux giclent, la poussière vole et c’est la folle ascension tandis que derrière les 3 autres se disent qu’ils se retrouveront bien sur le dessus.

Une petite séance mécanique se tient car Lionel se plaint de sauts de chaine. Le pot aux roses est découvert lorsqu’il avoue avoir hybridé sa transmission Shimano-SRAM. Tant pis ça sera une occasion rêvée pour que « les copains » le pourrissent à la moindre défaillance. La traversée d’Abbévillers est ennuyeuse, elle ne sera pas retenue, d’autant que la faiblesse de la mécanique de Lionel est exploitée à fond par Aurélien et Gaël. Gaël qui se demande comment il va trouver 40km, car la carte, il l’a tournée dans tous les sens. Patience…

Passé Croix, ils croisent Régis et Raphaël, puis ils quittent le 40 pour la reco de la boucle spécifique au 54km: les pas du diable. Gaël a imaginé un parcours qui coupe le single qui descend à Boncourt. Sacrilège! Bruno est chafouin, et annonce qu’il y a une autre solution. Les voilà donc tambour battant sur THE single ça appuie, ça crie, ça envoie jusqu’à ce que Bruno se retrouve face à un joggeuse, effrayée par ces hurluberlus et qui a la peur de sa vie. Qu’elle se rassure, c’est pas de tomber nez à nez avec Bruno qui est le pire, c’est d’être pris en chasse par lui!

Après quelques aller-retours ils font la boucle en entier histoire de bien la mémoriser (surtout les GPS). Lionel est contrarié. Il peut pas attaquer comme il veut, pourtant c’est sûr, il les niquerait ces petits cons. Alors il décide de retourner sur Delle prendre une bière avec Régis. Xavier lui laisse les autres se fatiguer à chercher des sentiers dans toutes les directions.

Les voilà à Lebetain, ce sera le futur ravito du 54. Au moins ça c’est validé. Dans le centre du village, petit tour par le parking pour constater que ça ne passe pas (Gaël, c’est Saint Thomas), et accès à l’endroit le plus bucolique de la région: la pâture de la Batte. Ce petit ruisseau est tout bonnement magique, gorgé d’eau qu’il est avec ses mini cascades, plus d’un a envie d’y glisser les pieds. Mais pas le temp de trainer, il faut encore trouver comment faire remonter le 54 et le 40 sans se rouler sur les pneus.

Ils sortent du champ, et rejoignent la descente dangereuse tant affectionnée par Dorian. Après une première tentative qui s’avère être un cul de sac, ils trouvent enfin le petit single et Bruno en tête entame la descente… Toujours aussi impressionnante au début c’est surtout le dernier virage en travers qui emmène vers l’arbre qui est difficile à négocier. Ce n’est pas Bruno qui dira le contraire. Derrière, Gaël descend prudemment, collé au fesses comme un caleçon trop petit par Aurélien toujours aussi impatient quand la pente s’inverse.

Les voilà sortis, Gaël les entraine vers le Val, mais tandis qu’Aurélien et lui remontent tranquillement, ils font semblant de ne pas voir Bruno remonter plein pot et le laissent passer pour lui offrir sa grimpette de la journée. Sorti du Val, c’est le conciliabule. Désormais la descente puis la remontée vers Croix sont condamnées, comment s’échapper? Bruno réfléchit et trouve une solution qui permet de faire la jonction entre le 40 et le 54 pour le retour sur le 2ème ravito. Bingo! En plus le point de vue sur les Vosges est magnifique.

Voilà c’est validé, ils retrouvent la direction du 2ème passage à Vandoncourt, la MTB prend forme. Ils peuvent donc tranquillement rentrer. Mais non car il y a le retour sur Beaucourt.

C’est parti, ils prennent le chemin inverse de celui du matin et se lance à l’assaut du Grammont. Aurélien et Xavier les entrainent sur le parcours de la coupe BFC, il n’y a pas à dire, les invités se régaleront pour le finish.

51km, 1050m, temps et terrain extras.

07/02: jardiner, c’est bon pour la santé

Ce jour compte quelques abonnés absents remplacés par des revenants et un nouveau: Aurélien, Jef, David, Anthony, Philippe et Gaël.

Petite mise en jambe par le Parc des Cèdres puis direction le vita de Dasles pour constater la razzia sur les pins. Poursuite le long de la piste cyclable jusqu’au monument aux morts, avant lequel Philippe rend un hommage au sien. Puis il fait remarquer que la semaine précédente il a tordu son levier de frein sur le séant de Gaël, qui lui rétorque qu’il a eu mal au fondement toute la semaine.

Entre chasseurs et traces de tracteurs, ils se faufilent jusque Seloncourt, non sans qu’Aurélien aille tâter le terrain. A la sortie de Seloncourt David glisse habilement qu’il irait bien à la pump track à l’ouest, mais pas de chance Gaël a dans l’idée d’aller repérer un chemin à l’est. Après une première tentative infructueuse, qui vaut à Aurélien de faire 2 fois demi tour (ça s’annule non?), les voilà sur la piste.

Enfin la descente. Mais de courte durée pour Aurélien stoppé net dans son élan par un tronc. 2 tactiques s’opposent: la bonne et la mauvaise. A droite les jardiniers professionnels, Gaël et Jef qui contournent l’obstacle aisément. A gauche les jardiniers amateurs qui s’enfoncent et s’enfoncent dans la pampa les vélos à bout de bras sous le regard amusé et les moqueries des 2 autres. 

Voilà qu’arrive Thulay, source intarissable d’inspiration pour les directions, et cette fois c’est Roches les Blamont. Passage par la fontaine, puis descente des glands vers le Gland. Après un court recueillement Gaël les lance dans la montée « qui se fait en 1’12 », mais pas pour les sélectionnés du jour, même si 3 mobilettes font rugir leurs 50 cm3.

La descente vers Glay « c’est par là » insiste Gaël qui les emmène dans un improbable tas de branches mais quand même sur le bon chemin, celui qui les emmène au petit pont de bois, chantait Duteuil.

Philippe frétille, car qui dit Glay dit la papèt’! Et bien non: pour Gaël c’est la Picardie. Scission en 2 groupes: Philippe d’un côté, les autres… de l’autre. Il ne reste plus que 2 mobylettes qui se lancent à l’attaque, Jef et Anthony, dans un sprint endiablé que seuls les 2 intéressés savent qui l’a gagné. Derrière ça assure tranquille… jusqu’aux 50 derniers mètres où Gaël ayant endormi David dans la montée l’assomme et le sème prétextant qu’il accélère toujours à cet endroit car il ne l’aime pas (l’endroit, pas David). Aurélien de son côté serre les dents et attend que ça passe.

Et qui retrouvent-t’ils 2 km plus loin? Philippe! Qui a assuré que la papèt’ était parfaitement sèche (inmontable) et dégagée (barrée d’arbres).

A la sortie d’Abbevillers David a un RDV manucure, alors il prend la route, suivi comme son ombre par Anthony et Jef. Les 3 autres prennent le GR5 « à toc »… de ce qui leur reste d’énergie. Et de lucidité. Car c’est après le Pont Sarrasin que Philippe s’aperçoit qu’ils ne sont plus que 3.

Dernier baroud d’honneur par la ferme des Champs Houdin, le sentier s’est mué en terrible champ de course piétiné par les cannassons, labouré par les engins, barré par les arbres. Un vrai bonheur.

41km, 915m D+

Température de 5° à 1°, sol gras, pas de pluie.

Trace: https://drive.google.com/file/d/18kI3sN0I3xX70Y5qLBeUVQVCSLgLwEw4/view?usp=sharing