01/12 – Motivés, motivés, il faut se motiver !

Les prévisions étaient mauvaises : pluie et neige mêlées, un thermomètre raz les pâquerettes, il n’en fallait pas moins pour en décourager certains. Malgré le rabattage des troupes la veille par Philippe, nous n’étions pas nombreux ce matin : Aurélien, Dorian – une jeune recrue – rejoins  par Bruno et Philippe, qui visiblement a trouvé plus de motivation que son réveil, soit disant en panne. Dada lui est arrivé… en tenu de bricolage : il avait manifestement prévu autre chose ce matin.

Et pourtant, c’est au sec que le p’tit groupe d’irréductible gaulois se lancent, direction Saint-Dizier par la route. Oui il faut quand même bien s’échauffer un peu. Mais rapidement, on bifurque dans les bois, direction Croix par ce chemin qu’on connait mais plutôt en descente. Ça passe mais c’est gras. Ce sera une constante durant toute la matinée.

Alors que Croix est en vue, Philippe ne peut s’empêcher d’anticiper les changements de cap de Bruno, soit disant prévisible et empruntant toujours les mêmes chemins. Mais il en faut plus pour l’agacer. Il tient bon et mène notre groupe direction Villars-le-sec. Agacé finalement, il le devient quand son dérailleur l’oblige à  mettre pied à terre, histoire de retirer les trop nombreuses branches qui s’y sont glissées. C’est ça de couper à travers les bois.

1ère étape touristique au pied du diable : Philippe ne connaissait pas la légende. Nous (re)découvrons les inscriptions mystiques, avant de repartir direction le chemin des bornes et Boncourt. Mais ça glisse ! Et malgré les avertissements répétés de Bruno, Aurélien ne peut s’empêcher de lâcher les freins. Trop tard, la roue avant fout le camp et il termine sur le flanc. Heureusement pas de bobo.

Le groupe continue et s’engage sur cette p’tit single helvétique, passe sous la transjurane, salue au passage de superbes bisons et nous voilà déjà à notre 2ème étape touristique, avec la visite de la tour de Milandre.  C’est le moment de recharger les batteries.

En partant, on hésite… finalement ce sera le Mont Renaud, avec un petit détour pendant l’ascension, pour admirer la vue sur Buix.

Le groupe arrive sur les hauteurs de Delle, les terres de Dorian, qui est toujours dans le peloton. « Chef, on est toujours au complet, chef ! ». Il reviendra, c’est certain. Aurélien lui, commence à tirer la langue, la fatigue lui joue des tours : il confond un écureuil avec un lièvre ou un lapin… un éléphant nous souffle Philippe.  Pas le temps de tirer ça au clair, l’heure tourne.

On passe la voie de chemin de fer, direction la caserne des pompiers, puis Fesches-le-châtel : les chemins sont détrempés, boueux. Deux techniques s’opposent : le doigté et la délicatesse pour les uns, le mode bourrins pour les autres. Je vous laisse deviner. Dernière descente derrière Cristel, puis le groupe retrouve la piste cyclable direction Dampierre-les-bois, où le groupe se scinde, Aurélien et Dorian pour un pit stop nettoyage de vélos, Philippe et Bruno retournent à Beaucourt.

39km/836D+

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24/11 – sortie of the 24 november

Comme il est évoqué un voyage en Afrique du Sud en 2020, et qu’en Afrique du Sud on parle anglais, alors on a décidé de vous entrainer à l’anglais. Mais pour que le choc ne soit pas trop dur, on va commencer par des compte-rendus adaptés, progressivement, 1 mot sur 2.
Sunday il fait pas beautiful. But pas trop cold. The présents: Bruno, Francis B., Pascal, Philippe B., Pat’, Dada, Franck A, Gaël.
Where est-ce qu’ils go? They savent not trop, alors Pascal has an idée, and si they allaient on the sentier des statues at Bondeval. Alors ils y go.
Direction Mybutton, puis X (les english love to symboliser the mots). On the tronc couché, Dada make a passage as on en a never vu and dont il a the secret. In Abbevillers, go to the Doloise, puis the papét. En bas, Bruno et Gaël move les trees qui encombrent the way, in memory de the dernière chute of the new Président.
At Glay, Bruno emmène them à Rock-the-Blamont by the chemin blanc qui monte without end. But every monde monte well.
Enfin they rejoignent la road of Bondeval, but Bruno au lieu de go tout droit, prend on the right on the route. He cherche a chemin on the left, hésite, continue, then turn à gauche et s’enfonce dans le wood jusqu’à un no way.
It’s l’heure de la pause, so they mange et autres opérations of maintenance. Then ils repartent to Bondeval on a beautilful sentier but not celui que Pascal wanted. C’est not so grave, ils montent in the pré at la sortie of the ville and prennent le small single trouvé by Thierry again.
Traversée d’un cours de water, puis go to Seloncourt, but in the descente Francis crève. Heureusement he is well entouré et beaucoup are là for le regarder.
At Accordingtoshort they tombe on Eric, again une fois, qui s’ennuie on his Kulbuto… They grimpent the route of Dasles, and se separate of Philippe on the haut, alors que they rentrent par le cemetery of Vandoncourt. Pascal quitte them, and ils rentrent par le cycling piste, not sans une petite race de last minute.
42km, 790m D+/-

20/10: Bioman

Ca y est, la voilà. Elle qui vous tient au corps et qui ne vous lâche pas dans les moments difficiles. Elle est là de bon matin et sans broncher, prête à vous faire passer un agréable moment, toute dévouée. Elle ne se plaint pas quand vous arrivez en retard, au contraire elle vous attend pour vous envelopper et vous étreindre dans ses bras sans relâche. Elle se donne à tous, et tous au club l’adore! Tous? Ça ne semble pas le cas ce dimanche matin quand on voit le peu d’adorateurs présents pour fêter le retour de la boue après les pluies diluviennes du samedi.

Liste des amoureux de la boue ce matin-là: Pat dit « l’ancien mais pas tant que ça », Xavier dit « Force rouge », Gaël dit « la boussole présidentielle », Maxime dit « Junior », François dit « Force orange », Philippe B. dit « mais c’est vraiment le 22 l’AG? » et Aurélien dit « gros boudins » (en rapport à sa taille de pneu et non son physique (ou autre chose) comme certains esprits (très) mal placés pourraient le penser).

C’est derrière leur président que le groupe part rejoindre leur belle brune, en direction du parcours de Dasle, pour finalement bifurquer vers Dampierre, et puis non finalement on partira en direction de Dasle. La boussole du président commençait à montrer quelques faiblesses, quand en direction d’Audincourt il embarqua le groupe dans un sentier barré par des arbres avant de faire demi-tour, puis sur un autre sentier qui finalement ne fut pas le bon. Devant tant d’imprécisions de la géographie sylvestre de notre président, certains proposèrent d’élire un président un peu plus compétent lors de la prochaine AG.

La troupe commence à apprécier les bienfaits de la boue en montant vers Vandoncourt puis en bifurquant sur Seloncourt. Après avoir traversé Seloncourt, la montée commence en direction de Thulay puis en direction de Roches. Le groupe passe sur le fameux champ dit « le champ de la gamelle » ou « le champ de Gaël », voir même  » le champ de la Gamël ». Le nom reste à fixer lors de la prochaine AG, de même pour le design de la future stèle qui sera érigée là en souvenir de cet événement douloureux (pas tant que ça finalement selon le principal intéressé).

Arrivée à Roches, « mais par où que va t on z y donc? » se disent les vélocipédiques dans un français approximatif. Le président tranche, ce sera à gauche puis descente vers la fontaine. Lafontaine, comme les fables, se disent alors les férus de littérature en se remémorant la fable du vététiste et du chasseur que nous vous narrerons une prochaine fois. Tandis que le président à boussole détraquée cherchait le sentier partant à droite en sortie de village, Aurélien en profite pour s’adonner à une de ses activités favorites: le bowling. Alors que la tête du groupe commence à partir à droite sur le sentier enfin trouvé, Auré arrive toute berzingue et fait un strike sur Maxime et François et fit un vol plané à atterrissage plus ou moins contrôlé. Plus de peur que de mal au final.

Après avoir traversé un ruisseau (un torrent impétueux aux eaux tumultueuses pour les plus marseillais du groupe), ils repartent à droite pour monter en direction de Blamont, et puis finalement redescendre vers Glay derrière un président toujours aussi confiant dans sa navigation. Un franchissement de ruisseau plus tard, les vététistes arrivent à Glay. Il est tard, la rentrée se fera au plus court par la Picardie. Dans la montée, François et Maxime traînent en prétextant un mal de dos, alors qu’ils souhaitaient juste profiter un peu plus des paysages flamboyants d’automne. La traversée d’Abbévillers se fait sans croiser un coucou, puis descente vers Beaucourt par le chemin des bornes.

Soit 46km et d+ 950m pour un groupe boueux mais heureux de ses retrouvailles avec la boue.

13/10: il faut sauver le soldat François

C’est le retour des « Italiens », ceux qui parlent avec les mains. Et ils ne sont pas venus les mains vides d’ailleurs puisqu’ils amènent le soleil.

Honneur aux grands voyageurs: Philippe P. et Bruno; sont aussi présents Aurélien, François de retour et ça fait plaisir, Jef L., Victor, Hélène, chouette une fille, Gaël.

Ils s’élancent route de Si Dizier et passent la ferme Houdin, puis roulent tranquillement jusqu’à Abbevillers. Ils coupent au travers du lotissement et rejoignent la « Philippe » où les choses sérieuses commencent sur ce magnifique single.

Arrivé au bout la tentation est trop grande et ils s’enfilent comme un seul homme dans la papèt’. Aurélien tout fou file loin devant sautant de bosse en bosse, suivi par Gaël puis Bruno. En bas mauvais choix pour les 2 premiers qui se laissent embarquer dans les marches à gauche, barrées par un arbre! Ca passe juste pour Aurélien, ça passe pas pour Gaël qui déclipse, fait la course avec son vélo et finit sur le flanc. Bim! Quelques douleurs qui lui vaudront boitillement et bleus pendant quelques jours. Cela refroidit un peu Hélène qui pense qu’il y a une difficulté, mais non, c’est juste que celui qui est tombé est maladroit.

Pas le temps de s’attendrir, ils franchissent le cours d’eau qui n’est plus à sec et longent les terrains via le single qui avait vu Dada disparaître dans un puits sans fond.

Arrivé à l’embranchement, c’est l’heure de la pause et des histoires drôles: heureusement il n’y avait pas d’enfant car on est sous le niveau de la ceinture, le tout impliquant des animaux.

Première séparation: la famille Lab doit rentrer plus tôt car le petit chaperon rouge doit aller visiter mère grand, et les autres eux ont soif de sommets. Direction Dannemarie!

La grimpette qui s’en suite est récompensée par la vue magnifique depuis le plateau qui surplombe Dannemarie. Baignés par les rayons du soleil ils sont béats devant tant de beauté.

Ils rejoignent le sentier des bornes mais voilà qu’Aurélien et François s’inquiètent: leurs moitiés les attendent pour 11h et il est 10h40. A moins de s’appeler Schurter, ça va être compliqué.

Opération « on ramène les loupiauds »: en 2 secondes, un itinéraire Bison Futé est tracé. Ils piquent sur Villard les Blamont, longe Blamont et… s’arrêtent sur crevaison de François. Un clou a transpercé le pneu.

Séance démontage, à la vue du climat tropical qui règne à l’intérieur du pneu petit rappel sur le rechargement régulier de préventif (3 mois), séance photo, alimentation et ça repart après que Philippe ait sorti son gros engin: un pompe à air édition limitée Milka! Unique.

Pas le temps de trainer il faut ramener le soldat Pidoux. Ils foncent sur Glay pour s’arrêter net sur une barrière devant le pont. Enfin devant ce qu’il reste du pont, à savoir 3 traverses métalliques et 2 garde-corps. 20m plus bas un torrent déchainé et des caillous acérés: pas le choix il faut traverser. N’écoutant que leur courage, le vélo sur l’épaule et en équilibre précaire ils glissent lentement sur les poutrelles et en Indiana Jones Franc-Comtois passent le précipice la peur au ventre.

Alors que Bruno et Philippe s’élancent vers la Picardie, François s’arrête. Aie aie aie 2ème lessone: quand tou craives, rétire lé zépines avant dé mettré la chambré à air, mamma mia!!!! Sinon tou récrèves!

Alors que s’abat sur Aurélien et François cet ultime coup du sort, leurs épaules s’affalent à l’idée des explications qu’il va falloir donner à Moumoune et Doudoune pour le retard considérable qui s’annonce…

Ca ne perturbe en rien Gaël qui rencontre Eric, parti en solo faire un peu de bitume. Après avoir salué et quitté les 2 naufragés qui en sont au plan C, à savoir bourrer par la route, les 2 se quittent chacun contournant l’église d’un côté.

Victoire pour Gaël qui sèche sévèrement Eric et rejoint bien avant lui les 2 Italiens. Bon, peut-on parler de victoire quand l’un a 4 fois plus distance à faire que l’autre, fut-ce sur un enrobé digne d’un circuit de F1?

Mais cette fois ce n’est plus Aurélien et François laissés à leur sort qui voit l’heure filer mais Bruno. Il rentre par la route avec Eric, tandis que Philippe et Gaël continuent par le GR5, où Philippe plonge vers la colo alors que Gaël rentre en solo.

41km 980m

06/10: Service minimum

Y’a pas foule ce dimanche 6 octobre… Une fine pluie vient de tomber quand Gaël rejoint Aurélien. Ils sont au complet. Normal: il y le Roc d’Azur et le voyage en Italie qui occupent un paquet de vttistes.

Ils se consolent comme ils peuvent en se disant qu’ils vont pouvoir rouler surtout qu’Aurélien étrenne une paire de pneus neufs qui plus est en tubeless. Fini les crevaisons! Ca s’arrose…

C’est donc sous une fine pluie qu’ils partent mais finalement elle s’arrête très vite alors qu’ils passent Montbouton et ils ne la reverront plus. Direction Abbevillers, où à la sortie Gaël fait découvrir quelques sympathiques traces au dénivelé négatif à Aurélien jusqu’au stand de tir d’Hérimoncourt. Puis passage par le cimetière, bizarrement à proximité du stand de tir (?).

Baptême pour Aurélien: le petit coup de cul puis la montée vers l’épingle pour constater que la taille a enfin été dégagée, et redescente illico vers le centre de Hérimoncourt.

Direction la marche: déjà le premier passage depuis le bas est difficile, après l’épingle ça manque d’adhérence sur les racines. La marche on n’en parle même pas. Bref c’est bredouilles qu’ils arrivent à l’embranchement vers la boucle MTB 18km… mais à l’envers.

Tuons le suspense tout de suite, autant il y a un single très sympa au début, autant faire le single « enduro » à l’envers est sans intérêt à cause des 2-3 coups de cul infranchissables. Tout du moins découvrent-ils le premier segment de ce single, pas facile à dénicher et qui les mène au bord d’un coteau pour le moins abrupte et surtout vierge de toute trace. L’instinct de survie les incite à faire demi-tour.

A force de chercher ils rejoignent la trace, et rentrent classiquement par Seloncourt, puis Dasles et se quittent à Dampierre.

51km / 1100m D+

29/09: cap au sud

Encore un beau dimanche matin qui réunit un non moins beau groupe: Bruno, Julien en guest star, Jef L., Franck V., Aurélien, Pascal, Pat’, Luc, Matisse, Stéphane un nouveau venu essayer, Gaël.

Bizarre, pas de mécanique pour Bruno ce matin, mais un vélo sale. On l’aura compris: soit il lave son vélo, soit il l’entretien, mais pas les 2! C’est pas grave, il est aussitôt remplacé par Luc qui se lance dans le démontage de son étrier avant ce qui se solde aussitôt par la perte de pression. Il décide tout de même courageusement (inconsciemment?) de partir avec un ralentisseur au lieu d’un frein. Bon de toute façon, les freins, personne ne s’en sert, hein?

C’est parti avec pour objectif Villars les Blamont. Le groupe est heureux, il roule le cœur léger sur le route de Saint Dizier, passe la ferme des Champs Houdin et rejoint la route de Croix puis se lance à l’assaut du pierrier qui mène au terrain moto cross à la sortie d’Abbevillers. Chacun a bon espoir de franchir en vainqueur ce dur passage, mais rares sont les élus.

Au-dessus, en attendant que le groupe se reforme, un avion passe, suivi d’une Chantal, puis d’un François qui enfin s’arrête pour les saluer. Direction la Chefferie du Haut mais à peine ont-ils franchi la première barrière qu’Aurélien poursuit son chemin de croix pavé de clous: crevaison. Petite pause au soleil le temps qu’il regonfle son pneu de tracteur. Bruno en profite pour se faire la malle, il lui reste des tuiles à poser.

A hauteur de Dannemarie sur Glay, ils tentent la montée impossible mais tous calent, même si Jef impressionne dans un style tout en petits sauts. Ils suivent le sentier des bornes, rejoignent la douane à Mac 2 en négociant plus ou moins bien les 2 marches et entament la montée. Arrivé au point de vue, il faut se rendre à l’évidence, il est tard, et au problème de frein de son père vient s’ajouter un pbm d’amortisseur AR pour Matisse.

Tant pis pour le circuit prévu, ils coupent par Villars les Blamont via un magnifique petit single dégoté par Julien, se séparent de Jef, Luc et Matisse qui rentrent au plus court, puis rejoignent Blamont en passant devant la fontaine qui vit un jour un ours de Méziré s’abreuver telle une bête sauvage.

A Glay, Franck demande si, des fois, ça ne serait pas la route qui mène à la papète mais on le rassure, non pas aujourd’hui. Bon en fait si mais à quoi bon l’inquiéter inutilement? Ce jour elle ne se laisse pas monter facilement la sauvageonne, et tous mettent pied à terre.

Au retour sur Abbevillers, alors que Gaël épaule Franck qui commence à se désolidariser de son VTT et Stéphane encore frais, l’avant garde emprunte les ornières, en prenant bien soin de ne laisser personne derrière pour avertir les 3 retardataires du changement de direction. Du coup ceux-ci tirent tout droit, ce qui est mieux pour abréger les souffrances de Franck. Bien que commençant à perdre le sens de l’orientation à l’approche du Pont Sarrazin, il s’accroche, trouve même quelques ressources à Montbouton pour lancer sa machine… pendant 30m. Ah, dur le VTT qd il n’y a plus de jus. Qu’il se rassure, c’est pire en électrique!

Au retour sur la place Salengro ils ont la surprise de constater que la voiture d’un des lâcheurs est encore là, ce qui signifie que soit ils sont à l’apéro, soit ils sont paumés.

45km, 1040m D+.

22/09: les gilets jaunes

C’est avec des prévisions météo encore pessimistes que notre désormais célèbre groupe de randonneurs s’est retrouvé: en guest star, Philippe P., au vilain doigt enflé, Pascal, Bruno, Gaël et … très en retard Francis. Mais bon comme le groupe n’était pas encore parti, peut-on parler de retard?

Traditionnelle question: où vont-ils? Ils iraient bien du côté de Lebetain, alors go.

Au début ils croient à une manifestation de gilets jaunes visant à encercler Beaucourt. Mais il s’avèrent que ce sont des « officiels ». S’éloigner de Beaucourt cernée par des trailers venus de Grandvillars n’est pas chose aisée. Où qu’ils plantent leurs crampons, c’est balisé. Voire même, ça court déjà.

Alors ils slaloment comme ils peuvent mais finissent par jeter l’éponge après Malfosse, les coureurs sont un flot continu. Petit crochet par la déchetterie de Feche l’Eglise pour rejoindre le circuit permanent et s’éloigner de la course, ils rejoignent Lebetain puis prennent direction de la Suisse.

Le temps passe, les chemins défilent et ils s’enfoncent toujours plus en Helvétie. Bruno cherche ce fameux single qui débouche sur l’église, lorsqu’ils croisent celui qu’ils pensent être leur sauveur. Le vttiste helvète du dimanche: en sandales, pas de casque, prêt à les renseigner pour peu qu’ils lui expliquent ce qu’est un single, indiquant le Nord dans une autre direction que celle des GPS… La confiance est moyenne.

Mais à force de chercher, la boussole interne du Bruno se réoriente et il finit par trouver ce single d’où il voulait déboucher. Ca commence à flipper dans les rangs car l’heure tourne ils avancent toujours en direction de Porrentruy. A 3km de la ville, ils se réoriente et prennent enfin la direction du retour, s’offrant un passage au Mont Renaud puis par Delle.

Philippe rentre par la route, le petit groupe rejoint Feche l’Eglise puis s’enquille la montée depuis Badevel, variante mosquée pour l’un d’entre eux.

Il était temps: 53km, 1150m D+.

15/09: MTB relive

Ce matin petit bouleversement, après la MTB la semaine précédente, la place Salengro est envahie de puces!!! Pas les petites bêtes, heureusement, mais plutôt un bric à bras sorti droit des greniers, sous-sols et autres garages.
Du coup, le RDV a été déplacé de qq mètres devant l’ancienne Caisse d’Epargne, qui soit dit en passant, pourrait devenir le futur Crédit Agricole. C’est peut-être pour ça qu’un groupe se trouve devant l’actuel CA… en se demandant où sont les autres. Ils finissent par se retrouver: Bruno, Alain, Dada, Jef, Philippe B, Xavier, David P. (le retour), Aurélien, Pat, Thierry et Gaël
Comme personne n’a fait tous les parcours de la MTB, ils décident dont de faire un panaché: démarrage par le 15 jusqu’au point de vue de Vandoncourt puis enchaîner sur le 54.
A peine ont ils passé la ferme Houdin que Jef a un coup de mou. C’est tôt… mais son pneu arrière fuit, victime du syndrôme de la « mécanique du dimanche matin ». Un petit coup de pompe et c’est reparti.
Arrivés au point de vue de Vandoncourt ils ont la désagréable surprise de voir qu’aucun ravitaillement ne les attend. Dépités, ils repartent. Passant le pont Sarazin, ils se lancent en direction des Bas Fonds. Lancé est le bon mot car Alain et Gaël, roue dans la roue, en oublient qu’au bout du chemin, ça vire à babord… et finissent roue AR bloquée tirant tout droit, heureusement sans accident. L’un explique alors qu’il attendait que l’autre freine pour en faire autant et l’autre qui se demandait quand le premier freinerait pour y penser à son tour. Bref, digne d’un épisode du Joe Bar Team.
Ils se reprennent quand les autres arrivent mais pas le temps de traîner car fidèle à son habitude, Jef est déjà loin devant. Longue ascension jusqu’au passage technique et descente jusqu’au stand de tir. En bas ça sent le chaud. Ca doit venir des tireurs, pas des plaquettes… Pas d’Alain en tout cas car il s’est fait la malle en haut préférant les yeux de belle-maman.
Traversée sans encombre de Hérimoncourt et ascension par le chemin blanc jusqu’au cinq sapins, ce qui donne l’occasion aux mobylettes d’exprimer toute la puissance de leurs 50 cm3: Jef et Philippe sont à l’attaque.
En haut le peloton se reforme le temps d’une pause méritée mais Jef décide de rentrer préférant la saucisse Alsacienne aux coups de pompe dans son pneu fuyant.
Ca repart pour la boucle du 54 de la MTB. Ils passent Thulay en pensant à Cédric, et rejoignent la route en pensant au ravito qui les attend. Malheureusement, seconde défaillance, point de ravito. Ils auraient dû venir une semaine plus tôt.
Ce n’est pas grave la boucle les comble de bonheur. Sur un terrain hyper sec ils peuvent s’en donner à coeur joie, et rejoignent bientôt Bondeval, quand la transmission de Pat’ donne des signes de faiblesse. Un maillon se fait la belle! Pat se met donc à la mécanique encouragé par un Dada très détendu.
Vous le connaissez, il ne peut résister à l’appel de l’aventure, faire découvrir le chemin qui était là avant (avant quoi d’ailleurs?), trouver la perle rare… Qui? Mais Bruno! Nouvelle variante à la sortie de Bondeval et voilà tout le petit monde planté en pleine pâture. Ça en aurait fait reculer plus d’un, mais pas Bruno qui sait qu’il y a un chemin.
Pour le coup, le chemin ils ne le trouveront jamais, et c’est à la lisière du bois, alors que le 1/2 tour devenait inévitable, au fin de fond de la pâture, que Thierry trouve la solution, cachée entre 2 buissons, un magnifique petit single virevoltant qui les ramène sur le bon chemin. La Dôloise 2 est née.
Le reste n’est que plaisir et ils n’abdiquent qu’à l’arrivée à Vandoncourt, où les obligations familiales les font couper par la route et le Val de Montbouton, témoin d’une attaque digne d’un col de 4ème catégorie du Tour de France, où Pat s’impose en grimpeur sans concurrence.

41km 926m D+

01/09: les montagnes russes suisses

Ce dimanche 1er septembre ce n’est pas l’insomnie ni même le passage à l’heure d’hiver, puisqu’on est encore en été, qui a rassemblé un petit groupe de vttistes sur la place Salengro. Non c’est l’appel d’un ancien Franc-Comtois expatrié en Suisse qui leur a proposé une sortie clé en main près de Neuchâtel.
Bruno, Lionel, Dada, Thierry et Gaël sont donc plus matinaux et une fois le problème du chargement résolu, alors que Lionel voyait sa camionnette plus grande qu’elle n’est, ils se mettent en route pour une journée avec une météo qui s’annonce dégradée.
Après un trajet d’1h45, pendant lequel Thierry et Gaël refont le monde en attendant Lionel à tous les carrefours, ils arrivent sur le parking du Migros de Cernier. A 10h tapantes, les rejoint leur guide de la journée: Jean-Sébastien. Un performer habitué des grosses distances et des épreuves pêchues.
C’est parti et la météo s’annonce finalement bonne. JS leur a concocté un parcours assez singulier: des montées sur chemins blancs plus ou moins raides et longs, et des descentes techniques, où marches, épingles, pierriers pourraient impressionner mais passent très bien.
Ils ont parfois l’impression de tourner en rond pour aller chercher une nouvelle descente, mais il n’y a jamais d’erreur de guidage, tout est propre, net, bien réalisé. Suisse quoi. La vue sur le lac est magnifique et les propriétés croisées font rêver.
Les montées s’enchaînent et les corps commencent à montrer des signes de fatigue: 1100m de D+ à 30km, il en reste officiellement 20… Dada et Gaël souffrent, Bruno jamais. La fin est un peu longue surtout qu’au 50ème km il ne sont pas rentrés.
Il faudra attendre le 61ème km pour rejoindre le parking après 1600m D+, un beau programme. Ils cassent la croûte, se déshydratent à la boisson magique, et ne sont pas trop de 4 pour retenir Bruno qui est prêt à repartir pour 60 km.
Au retour Lionel prend la mouche quand Thierry lui demande s’il va rouler un peu plus vite et affole les radars dans les villages.


30/06: il fait trop chaud pour pédaler

Ecrasés par la chaleur, assoiffés de houblon, les Beaucourtois vont-ils sortir ce dimanche caniculaire ou se reposer à l’ombre les pieds dans une bassine d’eau fraîche?

La réponse est oui! Même si la nuit a été lourde, ils ont mis les crampons dehors: Bruno, Franck A., Louis P., Claude R., Aurélien qui prend goût aux sorties, Jean-Michel un papa d’un peut-être futur adhérent à l’école, lui même peut-être futur adhérent, Gaël.

Ce matin Gaël pose le problème: faut commencer à sérieusement s’occuper de la MTB. Alors ils vont reconnaître le début du parcours 38-48. Allez zou direction Malfosse, où Bruno loupe le gauche dans les racines, mais que Aurélien et Louis ne ratent pas. C’est pas grave, ils longent les champs, rejoignent le chemin qui descend à Feche, et prennent à droite le long single jusqu’à la route de Saint-Dizier. Pendant toute la montée Bruno prend son rôle de mentor très au sérieux et initie Louis à la compétition en l’empêchant de passer coûte que coûte. D’ailleurs vous savez comment on reconnaît un pilote dangereux? C’est lorsqu’il arrive à vous dépasser malgré tous les efforts que vous faites pour l’en empêcher!

Ils rejoignent Saint-Dizier et les faits sont là: il y a déjà du dénivelé, ce début de MTB va grimper. Tant pis ils poursuivent mais l’euphorie leur fait prendre des risques. Ca va vite, assez vite, les herbes sont hautes et ils ne voient pas trop où ils mettent leurs roues. Gaël et Aurélien échappent à la sanction en mettant la roue arrière dans l’ornière à l’extérieur du virage mais pas Louis qui termine littéralement le nez dedans. Un peu mal au nez et au poignet mais pas de gros bobo.

Une fois qu’ils sont regroupés il s’inspectent et découvrent qu’ils ont embarqué quelques passagers clandestins. Les tiques sont toujours là, tapies dans les herbes. Gaël et Bruno discutent de la suite et une fois qu’ils sont d’accord, Gaël part à gauche et Bruno part à droite. Ca rassure. Ils se mettent à nouveau d’accord et remontent ensemble ce fichu chemin blanc qui auparavant était si beau, mais est bien raide au bout. A droite ils remontent (enfin montent, descendent, ça change tout le temps) vers Croix, derrière un Bruno très en forme, finalement rattrapé à la fin par un Gaël qui lâche le jeune Louis.

Le groupe est un peu insouciant, et la curiosité l’attire vers la future maison des de Montety où ils trouvent le propriétaire, Bruno. Erreur, grave erreur. Car si cet arrêt est salutaire pour Louis qui recharge déjà sa gourde, ils ne voient pas Jean-Michel arriver et prendre la direction du centre-village. Moment de lucidité, ils font demi-tour, mais aucune trace du Jean-Mi. Ils se séparent font toutes les directions, mais c’est trop tard… Jean-Michel est perdu. C’est la mort dans l’âme qu’ils continuent se flagellant moralement d’avoir (encore) perdu une future recrue.

Ils rentrent à nouveau dans le bois, et prennent la direction du point de vue de Vandoncourt pour boucler cette première étape de la MTB 2019. C’est là que Louis décide de rentrer pour fêter ses 16 bougies. Bon anniversaire Louis! Sur le tarmac qui mène au point de vue, Gaël demande à Bruno s’il n’y a pas une variante. S’en suit une indescriptible épopée dans les ornières de chars d’assaut, ponctuée de 2 demi-tour, au travers de ronces et d’herbes hautes pour se retrouver… sur le macadam qu’ils avaient quitté. Tout le monde jure et crache de ne jamais parler ce triste épisode.

Toujours de bonne humeur toutefois, ils se dirigent vers le point de vue et tombent sur… Jean-Michel, le survivant. Heureux, ça fera une victime de moins au tableau de chasse. Ouf. Ils font la pause, papotent circuit, et rencontrent Francis B qui va les accompagner un petit peu.

C’est reparti vers le GR5, avec au choix la trace de Bruno qui zigzague dans les trous et Gaël qui prend au plus direct. Au-dessus du pont Sarrazin, ils decident de redescendre vers Vandoncourt. Un peu vite pour Gaël qui finit dans l’échappatoire à droite mais sans incident. Dans la remontée vers Hérimoncourt Gaël tente l’échappée mais se fait reprendre par un Bruno encore une fois déchainé.

Après les racines, ils passent de l’autre côté et descendent le sentier rapide où, fait rare, Bruno se fait taper par Aurélien, qui excelle à cet exercice. A Hérimoncourt, au bout du balcon qui surplombe la ville, ils se séparent. Bruno ramène Jean-Michel… enfin on l’espère, les autres s’attaquent à la montée jusqu’à la marche. Aujourd’hui ils sortent le grand jeu, ils passent le tronc, l’épingle, les racines et les marches, avec un sans faute pour Franck qui remporte la palme. Bravo!

Direction les cinq sapins, pas le temps d’attendre, ils descendent tout de suite la petite DH et rejoignent Seloncourt. Dans la dernière descente, est-ce la fatigue, la chaleur, … toujours est-il qu’Aurélien pince et crève à l’arrière. Fait prémonitoire ou pas, Gaël lui demandait 2h plus tôt s’il était en tubeless. Pause réparation, heureusement les pneus de 2,6 sont prégonflés à la cartouche et ça repart.

Retour par le cimetière de Vandoncourt sous une chaleur écrasante, où Franck et Aurélien optent pour Dasles et Gaël et Claude pour le Val de Montbouton.