09/03: fin d’hibernation

Vous avez déjà vu comme le moindre rayon de soleil réveille les mouches? C’est dingue, mais à peine ça réchauffe qu’elles sont toutes là, sorties de nul part, à se taper la tête sur les vitres. Ben c’est pareil à PASSION VTT. Un rayon de soleil, un peu de chaleur et hop, ça vole, ça tournicote, ça bzzz. Mais ça fait plaisir de revoir tout ce petit monde sorti de sa grotte chaude et douillette.

Non, nous ne pouvons nous lasser de vous rapporter les arguments anti VTT l’hiver des frileux: « aime pas la boue », « froid mes petons », « vélo enrhumé », « ouille mes articulations », « courir tout seul, pas avoir à supporter vos tronches », …

Les vélos sont là, non pas rutilants sauf pour Pat et Gaël, mais poussiéreux. Bon Fred et Aurélien ont bien essayé de les salir un peu mais leur air encore endormi ne plaide pas en leur faveur.

Mais comme toujours, le plus volubile, le plus exubérant, le plus excité, c’est Bruno. Franck le regarde stoic arpenter le parking en tous sens et en babouches à cales auto. Quant à Francis, il se dit que rien n’a changé dans ce groupe de fêlés, même si Joris amène un peu (beaucoup) de jeunesse.

En selle! Bruno est parti, rien ne l’arrête il a une de ces patates… Même pas le temps de chauffer le palpitant, direct les Champs Houdins. Gaël est obligé de le calmer, car déjà il fait de la poussière dans les (rares) flaques d’eau.

Il faut un sentier bouché pour lui faire faire demi tour, mais il en crée un nouveau à 5m écrasant ronces et branches. Mais n’est pas Bruno qui veut! Gaël se lance à sa suite et arrache le dérailleur faisant un beau 8 avec la chaîne.

L’atelier réparation est assez compliqué: les pièces ne se dévissent pas facilement, mais heureusement le président a une patte de rechange. L’ancienne brisée en 3 est éjectée mais au moment de remonter le dérailleur impossible de donner à la chaîne une forme compatible avec les engrenages.

Après moultes tentatives donnant à la chaîne des formes que les lois de la physique interdisent normalement, décision est prise de la démonter et alors que Gaël sort son lacet spécial bidouille, l’attache rapide refuse encore et encore de sortir. Après 10 min à les voir batailler Pat’ propose enfin sa pince prévue à cet effet devant un Franck et un Gaël bouche bée…

Ca y est le Scalpel est sur roues et tout marche, miracle. Fuyant les moucherons affamés, ils se régalent sur la Doloise et préfèrent les pierres Gauloises à la papét’. Gaël prend les devant faisant tout pour éviter à Aurélien et Bruno de le doubler quitte à zigzaguer dans tous les sens.

Ils remercient la météo pour un temps si clément car les engins de débardage ont retourné le sentier à Meslières. Bruno continue son festival des pétards avec Joris et les emmène au sentier des bornes. Pat’ fait parler la poudre pour prendre la 3ème place, Gaël d’abord distancé remonte dans sa roue, derrière ça serre un peu les dents, c’est pas une reprise tranquille se disent Franck, Aurélien, Fred et Francis. Mais on connaît la valeur de ces gars-là quand la chaudière sera en route!

Les bornes, ils ont pas le temps de les voir, que les voilà déjà au terrain de motocross. Gaël les emmène par le pierrier, tandis que Bruno et Francis contournent. Bien leur en a pris, le sentier était coupé d’arbres plus gros les uns que les autres. 1m50 de diamètre dira Pat’, un peu marseillais sur ce coup là. Mais bon il faut bien ça pour éveiller la curiosité de Bruno.

Cette première sortie a laissé des traces, il est temps de rentrer pour un apéro bien mérité au soleil chez Gaël.

36km, 750m D+.

7 à 14°, sol dur, soleil.

Trace: https://drive.google.com/file/d/16V0xKnksZApNn0tVIKJlN69TfYpBx91Z/view?usp=drive_link

Screenshot

23/02: ça schlitte dans les bois

Encore un dimanche frais et humide, pour ne pas dire très humide. Les ours hibernent toujours mais les patineurs sont de sortie: Pat’, Julien, Stéphane, Gaël.

C’est la journée des découvertes pour Julien qui étrenne le nouveau Léon Semita, à retrouver bientôt dans Velovert. Mais qui découvre aussi la rue qui monte le long du cimetière des Charmes, puis le sentier au bout du lotissement suivant. Comme quoi, nul n’est prophète en son pays (fallait la placer celle-là dans un compte rendu VTT). Et ce n’est pas fini avec la découverte du tour du champ à Montbouton. Après avoir découvert tout ça, Julien peut mourir en paix. Bon ça attendra tout de même.

Les chasseurs leur indiquent où ils ne chassent pas. Alors ils prennent la direction où ils chassent… et font demi tour lorsqu’ils croisent un chevreuil qui fuit les coups de carabine. On n’est pas des jambons!

Au Pont Sarrazin, ils optent pour la route d’Hérimoncourt. Et quand ils s’engouffrent dans le petit single, c’est encore une découverte pour Julien. Décidément gâté aujourd’hui.

Gaël suit le soleil et les emmène vers le sentier qui descend (vite) à Hérimoncourt. Les dalles et les marches les rappellent à l’ordre, ça schlitte comme on dit, et Stéphane fait même l’honneur de porter son vélo dans les dernières marches pour lui éviter une chute malencontreuse. Quelle prévenance.

Ils longent de manière inhabituelle Hérimoncourt et rejoignent les 5 sapins avec en vue Thulay, puis Roches les Blamont et enfin Meslieres où Julien découvre encore, on s’en lasserait, un single sympa. Il n’est pas difficile de lui faire plaisir.

La remontée vers Abbevillers est plus sélective, l’adhérence manque. Stéphane adopte la technique dite du serpent, sa roue arrière ondule en belles sinusoïdes sur les chemins boueux.

Au-delà de ses problèmes d’adhérence Stéphane rencontre aussi des problèmes d’énergie. Son cassoulet du matin n’aura pas suffi, les derniers kilomètres sont difficiles. De retour à Montbouton, il opte avec Patrick pour la ferme des Champs Houdins, alors que Julien et Gaël ne se refusent pas une ‘tite descente du Grammont version BFC. Le pied!

35km, 900m D+

Temps frais, gris puis soleil. Sol gras.

Trace: https://drive.google.com/file/d/11_WrqGD_DxPfUs4CDqUIVaKWxqNrolzF/view?usp=drive_link

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16/02: les pingouins

C’est le retour du froid, on se gèle comme les pingouins sur la banquise. Mais au moins Stéphane, Eric, Laurent, Pat et Gaël peuvent espérer un sol dur. C’est d’ailleurs ce qui a motivé Eric à sortir son VTT qu’il surnomme affectueusement Frankenstein tant il est composé de pièces diverses et variées mais plus d’origine.

5 c’est pas mal mais il manque du monde à l’appel. Alors ils se disent qu’ils vont aller sonner quelques cloches.

En prenant la direction de Badevel, ils doivent contourner un arbre. Eric montre le passage mais se bloque, ne décale pas et s’étale comme un étron tombé d’un séant bien haut. Il tente bien d’amadouer le groupe déjà frigorifié par la descente avec un café chaud, mais rien ne détournera Laurent de sa mission: toujours devant, toujours plus vite.

Au carrefour du chemin de Saint Dizier, le sol bien labouré par les engins forestiers les guident. Quand Laurent propose de grimper le raidard vers Lebetain, les autres lui demandent s’il va bien et optent pour la descente vers Feches.

Parfois le dimanche ils tombent sur un chasseur. Cette fois ils tombent sur une garnison! Casquette vissée sur la tête et veste orange orange, en file indienne, ils ne sont pas si différents des VTTistes de PASSION VTT. Mais la comparaison s’arrête là.

Nouvelle direction et destination: rue de la Truche. Pas de signe de vie chez Franck, pas de signe de vie chez Bruno. Les 2 ont prévu le coup et se sont certainement planqués à l’approche des braillards.

Devant si peu de bonne volonté, ils décident d’aller inspecter le chantier de Bruno. Ils constatent un avancement acceptable mais aussi un sacré bazar. Il va falloir faire des rappels à l’ordre sur la sécurité. C’est pas le tout de charrier des tonnes d’agglo!

A Fesches, les costauds grimpent le raidard de l’Inter’, variante Galibier pour Laurent et Eric, variante Planche des Belles Filles pour les 3 autres. Au-dessus ils inaugurent un sentier devant lequel ils passent depuis des années mais qu’ils n’ont jamais emprunté. A revoir en été.

S’égarant un peu dans les bois, ils atterrissent finalement pas loin de chez Aurélien et vont le déloger de son doux logis. A sa tête il n’est pas convaincu de les accompagner, alors ils repartent vite pour éviter à Stéphane de combler les 50m qui le séparent de sa maison.

Il y a foule ce matin dans les bois. Promeneurs, canidés, et même un VTTiste qui est une vieille connaissance: Alex B. Ce dernier les accompagne pour un bout de chemin.

A force d’essayer de suivre Eric et Laurent dans leurs fulgurantes accélérations, Stéphane a vidé sa batterie. Et pas de chance, celle-là ne se recharge pas avec une prise. A Vandoncourt, il rentre accompagné d’Alexandre n’écoutant pas les promesses de Gaël qui, fidèle à son habitude, assure qu’il n’y a plus que de la descente.

Nos 4 compères se disent que la table d’orientation et le Grammont feront un beau final, et c’est le soleil qui les accompagne jusqu’ à la fin.

32km, 661m D+.

Trace: https://drive.google.com/open?id=1YYMHx6u-WikvLMzBeB5rjKAchJKH5X5Z&usp=drive_fs

09/02: le Père Noël est une ordure

Salut,

On ne sait pas ce qui a pu le décider, mais il est de retour. Qui ça? Éric, déguisé en Père Noël, retrouve fièrement Pat’, Xavier, Laurent et Gaël.

Gaël ne doit pas rentrer tard, et ça arrange étrangement tout le monde. Alors go pour un petit échauffement route de Saint Dizier. Pas de Fred à l’horizon, direction Montbouton. Laurent continue son apprentissage de Padawan (voir compte rendu du 02 février) et s’envole dans la montée, alors que les 4 autres bifurquent à gauche. Ça va finir par rentrer.

Au Pont Sarrasin Eric prend les commandes par le monument aux morts mais l’état du sentier qui suit les inquiète. Ouf ça passe sans trop de galère. Pas le temps de s’arrêter, Eric poursuit vers les ornières. Ils contournent Croix par le sud et Eric ne peut résister à l’appel de la Suisse. Pire, suivre la frontière ne lui suffit pas et il force le président à faire demi-tour en s’enfonçant en terre helvète.

Son objectif ce sont les pas du Diable. Ça commence mal, les engins forestiers ont ravagé le beau single à Croix. Ils doivent veiller à ne pas tordre leur dérailleur dans les branches qui jonchent le sol.

La première option pour Lebetain est bouchée, il se rabattent sur la seconde heureusement nettoyée. Enfin presque, puisqu’un arbre ou deux bloquent le passage. Ils repassent un petit moment en Suisse, et rentrent finalement par Feches, où Eric les quitte et ensuite par la Mosquée de Beaucourt où Pat’ et Laurent font parler la puissance depuis le bas.

Trace: https://drive.google.com/open?id=1UCCXjyGuBXNaYy8OEsSS_C9_3ObSKUJO&usp=drive_fs

02/02: les pénitents

Ce WE c’est ski de descente à Châtel pour le club. Mais alors que certains s’amusent dans la poudreuse, il y en a qui sont d’astreinte pour l’entretien des chemins, même si l’herbe ne pousse pas beaucoup en ce moment.

Au RDV: Laurent, Fred, Xavier, Aurélien et Gaël.
Au programme: le belvédère de Mandeure, tant pour son point de vue que pour la Macumba.

Départ bien froid par la route mais Laurent les emmène dans les bois pour se réchauffer. Il faut bien ça car après il va falloir faire un peu de piste pour rejoindre Belchamp. Trop d’ailleurs car Gaël se plante et les emmène du mauvais côté d’Audincourt. Il va falloir réviser un peu.

Mais voilà qu’ils franchissent le Doubs pour contourner les pistes d’essai. Là encore il va falloir réviser car ils ratent encore un embranchement. Après consultation Laurent les oriente sur le bon sentier, alors qu’Aurélien les quitte pour aller préparer le gigot.

Au château d’eau, 3ème tentative du président: à droite qu’il dit. Laurent, échaudé, hésite mais cette fois c’est la bonne et ils évitent un long bout de chemin/route peu intéressant pour un sentier très agréable, à part un raidard boueux qui les arrête comme du papier tue mouche arrête les insectes.

A Mathay, ils se recueillent devant la chapelle et prient pour les âmes perdues dans les massifs Alpins. Puis après s’être alimentés, ils s’attaquent à la falaise. Laurent les guide mais hésite, fait un aller retour à la recherche d’un carrefour qu’il ne trouvera jamais. Tant pis ça devait être ailleurs, et peut-être même quelqu’un d’autre.

Le belvédère leur délivre son habituel point de vue, malheureusement non ensoleillé ce jour. A eux la Macumba! Las, au moment de s’engager, de la rubalise en interdit l’accès. C’est pas un bout de plastique qui va les arrêter et après avoir contourné l’obstacle et enjambé quelques arbres au sol, c’est avec bonheur qu’ils serpentent la piste sinueuse.

Descendre c’est bien, mais ça finit toujours par remonter. Gaël guide mais Laurent ne peut s’empêcher de prendre la tête dans la montée suivante. Quelle erreur! Alors qu’il augmente son avance, Gaël fait une « Bruno » et prend à gauche « oubliant » de prévenir Laurent que Xavier dans sa bonne âme rappelle. Quand on ne peut pas gagner, faut changer les règles!

Enfin Bondeval! Laurent s’inquiète de l’heure avancée. Gaël rassure: Seloncourt, Vandoncourt, Montbouton, plus que de la descente, couvert par les rires de Xavier et Fred.

Laurent n’apprend décidément pas vite aujourd’hui il reste sur le chemin principal, snobant le sentier à gauche que Gaël s’empresse d’emprunter. Bim, nouveau demi tour pour le doubiste.

En cette période de nature au repos, ils empruntent l’un des plus beaux singles de la région, joueur, empierré, sinueux, et rentrent sur Seloncourt.

Alors que rien ne l’y obligeait une voiture frôle le Président, échappant de peu à la chute, comme quoi on est plus en sécurité dans les bois.

Est-ce le trop plein d’émotions ou la gestion moins efficace? Toujours est-il qu’arrivé entre Seloncourt et Dasles Xavier et Fred déposent le Président qui les rejoint… vidé, batterie en mode tortue.

Dans Vandoncourt Fred les quitte et les 3 gaillards rentrent satisfait de cette reprise qui se voulait « tranquille ».

45km, 827m D+.

Trace: https://drive.google.com/file/d/1hjlfEdB7zzAUw8E7Ayo3NUwFSWZh0nam/view?usp=drive_link

22/09: la MTB pour les adhérents

Dimanche 30 adhérents et leur famille se sont retrouvés pour revivre la MTB.

À 8h30 ça commence bien: après 500m Bruno a perdu tout son groupe sur le parcours 41km. Ils pensaient qu’ils étaient sur le 30km… Cette petite erreur corrigée, ils ont très vite retrouvé leurs vilaines habitudes: à fond. Plaisir garanti sur ce parcours très vivant.

A 9h, Gaël emmène le groupe 30km. Ravis par le super parcours concocté par Franck, ils en profitent pour prendre des photos. Ils croisent même Guillaume et sa charmante moitié partis faire cavalier seul. Mais pas le temps de traîner, ils ont rendez vous.

A 9h30 les marcheurs sont sur le départ. Guidés par Stéphanie, ils déchantent un peu lorsqu’ils arrivent dans la boue. Elle sera fatale aux chaussures de Jocelyne qui rendent l’âme.

Hasard incroyable ou réel talent, les Vttistes de retrouvent avant la fin du parcours.

Un apéro copieux et bien arrosé est servi pour un super moment de convivialité.

Traces: https://drive.google.com/drive/folders/1p_060peoie4i8ZZPM538fJtdxVVs3M5K

04/08: les Jeux Olympiques

Après un dimanche solo le 28 juillet où Bruno s’est retrouvé bien seul, mais où il a pu faire ce qu’il voulait, l’ombre des aoûtiens plane sur les Beaucourtois: Bruno, Fred, Claude et Gaël seuls sont là.

A peine Gaël est arrivé qu’il demande aux 3 autres de le retrouver chez lui. Il leur a réservé un déménagement… Après ce petit échauffement, ils reprennent la route.

Objectif: finir la reco de la boucle 53km de la MTB 2024. Et pour ça il faut trouver un moyen d’aller à Bondeval mais pas trop rapidement. C’est parti pour des tours et détours dont Gaël a le secret, qui font dire à Bruno « c’est comme avec Eric, on passe 1h à tourner en rond ».

Tous les 2km à peu près Claude demande si on est sur le parcours, et invariablement la réponse est non. D’ailleurs Claude en prend pour son grade à chaque fois qu’ils doivent franchir un sentier labouré par les plantigrades, qui fait même dire à Bruno que si on bouffait tous les chevaux on règlerait le problème de la faim sur terre.

Les arbres au sol sont nombreux, « heureusement qu’on est pas sur le parcours, hein Claude »?

Les choix de direction sont encore une fois l’occasion d’un grand spectacle, Gaël voulant se lancer dans des sentiers que Bruno dit sans issue, mais où il les emmène quand même. Allez comprendre.

Aux 5 sapins, cherchant les indices laissés par Stéphane, ils reçoivent une fin de non recevoir de Claude qui ne veut pas aller à Thulay. Ça tombe bien, il faut qu’ils redescendent à Seloncourt. En évitant au maximum les chemins blancs, ils rejoignent la commune et remontent vers Bondeval.

« On est sur la trace », lance inlassablement Claude? Oui lui répond enfin Gaël. Après quelques arbres enjambés, après avoir ramassé les 3/4 d’un champ coupé dans les dérailleurs, les voilà au ruisseau annonçant le changement de versant.

Le ruisseau est profond et nauséabond. Il annonce le lancement des JO VTT de Beaucourt. C’est la grande finale. Bruno face à Gaël. En face le mur, que personne de mémoire de vttiste n’a franchi.

Bruno s’élance pour son premier essai, grimpe la pente raide, mais cale devant la première racine. Gaël s’élance à son tour, passe la première racine mais fait un refus d’obstacle devant la seconde. Bruno doit absolument tenter une nouvelle fois pour espérer une chance de médaille d’or. Il grimpe le raidard, passe la première racine mais bloque sur la seconde. Le suspense est insoutenable. Les spectateurs, au nombre de 2, scandent les prénoms des compétiteurs. Gaël s’élance une nouvelle fois sous une ambiance de folie, passe la première, puis la seconde et assomme définitivement son adversaire qui bloquera à la troisième tentative, épuisé.

Après tant d’efforts, ils finissent le parcours et c’est Bruno qui remporte les autres médailles de sprint et d’endurance, même si en l’absence de Pat’, Fred ne se laisse pas facilement doubler dans le Val de Montbouton. Bravo!

37km, 840m D+. Sol sec à 95%, ce qui doit être la première fois depuis le mois d’octobre!

Trace: https://drive.google.com/file/d/143EaAxcCQ_6zt60oCOoh48m1AXIbGh_6/view?usp=drive_link

21/07: le gras c’est le meilleur

Salut,

Les dimanches se suivent et se ressemblent: beaucoup de pluie la veille ou dans la nuit et une matinée ensoleillée. Y’a pas, ça va être gras.

Belle surprise aujourd’hui, 2 grands sont venus faire baisser la moyenne d’âge: Thomas et Joris. Ils accompagnent Bruno, Franck, Pat’, Eric, Philippe et Gaël.

Direction le Sud, pas pour le beau temps ou pour la mer, mais pour reconnaître la boucle propre au 54km de la MTB 2024. Y’aura moins de bouchons.

Le parcours improvisé les emmène pourtant loin du tracé de la MTB, histoire de s’émerveiller devant la région. Premier point d’arrêt sur la route de Saint-Dizier, pour admirer la chaîne des Vosges qui passe sur le canal 28. Ils tentent un peu d’ornithologie et essayent de découvrir à quel rapace appartient le chant au-dessus de leurs casques, mais alors qu’ils en sont aux différentes espèces d’aigle, ils décident de zapper.

Les jeunes pensent qu’ils vont pouvoir dérouler tranquillement mais Bruno les pousse en leur demandant d’aller plus vite dans le raidard suivant. Quel tortionnaire!

Alors qu’ils arrivent aux Pas du Diable ils croisent un improbable couple dont la galanterie du conjoint va jusqu’à porter sa compagne pour lui éviter de se mouiller les pieds. Gaël profite de leur trouble pour les ramener quasiment à leur point de départ: en haut du raidard. Seul Thomas est content, il a découvert un nouveau chemin.

A Croix Gaël sonde Bruno pour la suite puis finalement se ravise et les emmène le long de la frontière Suisse, histoire de voir si la boue y est meilleure. En ressortant ils affrontent des bassines sans gendarmes ni manifestants.

C’est à Abbevillers que les choses sérieuses commencent: la reco. Bruno et Gaël ouvrent la voix des Pierres Gauloises, envoyant les blocs de grès valser sous leurs roues puissantes, couchant les arbres, fendant les racines en deux. Arrivés en bas, satisfaits d’eux, ils se retournent et constatent … le vide. Mais où sont passés tous les autres. Thomas explique qu’il avait une feuille dans le dérailleur, et que ça l’insupportait au plus haut point.

A Meslières cette fois c’est Pat’ qu’ils attendent, il avait pris la poudre d’escampette. Heureusement, Bruno est allé le rechercher.

Arrive enfin Glay, mais Gaël se trompe et les envoie via un chemin hyper gras en bas de la pâture au lieu d’en haut et la différence c’est une fichue pente d’herbe défoncée par les vaches. Une galère.

Enfin Roche les Blamont se dévoile par sa fontaine mais surtout son impressionnante montée qui est avalée comme un faux plat par Joris et Thomas, impressionnant même Bruno. Eric gère après son mini tour de France de l’Alsace des Vosges de la veille (4 cols tout de même), quand à Pat’, il assure son déroulé légendaire et redoutable.

En haut, Gaël est un peu perdu, il ne sait plus où donner de la tête, mais finalement grâce à l’aide de Bruno il les remet sur le droit chemin qui les mène à Fremeuge, puis à Bondeval en passant par les statues.

Eric a le commentaire juste: ils ne seront pas rentrés à 12h00. Alors ils arrêtent la reco et abrègent par Seloncourt, où Philippe les quitte, puis Vandoncourt où Franck et Eric rentrent par la piste.

Aux 4 chemins Thomas rentre à son tour. Ils arrivent au traditionnel raidard du Val de Montbouton: Bruno se croyant encore en Corse attaque dur, suivi comme son ombre par Pat’, mais ils ne voient pas revenir Joris Pogacar parti de loin mais qui les reprend comme une fleur. Gaël ferme la marche en évitant de peu la voiture balais.

46km, 990m, soleil, sol gras, pas de panne.

Trace: https://drive.google.com/file/d/13Kfq2hlj33GaCMA3bfX6Io8NeNypva0h/view?usp=drive_link

30/06: Zai Zai Zai Zai

Ah mais que se passe-t-il? C’est encore moins nombreux que le dimanche précédent que nos randonneurs du dimanche se présentent: Pat’, Stéphane, Gaël. La météo annoncée capricieuse n’attire pas les foules. Pourtant il fait un beau soleil à Beaucourt, idéal pour encourager les plus incertains.

Gaël les emmènent reconnaître le parcours 40km de la MTB 2024, car l’échéance approche. Sur un terrain rincé des pluies de la veille, ils posent prudemment leurs roues. D’autant que la première partie du tracé est jonchée de racines bien glissantes. La tenue de Pat’ peut en témoigner.

Pat’ est de retour après 1 mois de vacances sans vélo, et il se paye le luxe de griller un Stéphane pourtant en grande forme dans la montée à la table d’orientation de Montbouton. Gaël n’a pas accroché le TGV et arrive à la vitesse et l’heure d’un Corail.

Les 2 VTTistes ont une forme étincelante mais Gaël attend son heure… A Abbevillers, il les emmène rue du Vannet pour s’élancer à la découverte des pierres gauloises, prétexte à arsouiller sur le génial single qui descend à Meslières. Les ronces ne l’arrêtent pas et il compte avec satisfaction les secondes d’avance en bas du single, lorsqu’il voit arriver ses 2 compères par le macadam. « On a râté le single ». Désespéré, Gaël repart.

Il surveille ses acolytes au carrefour suivant et les emmène sur la suite du parcours. Les engins ont fait des ravages et la montée vers Thulay est laborieuse et se termine à pied à patauger dans les ornières boueuses.

Ils font une pause méritée à Thulay où Pat’ célèbre patriotiquement le souvenir Français (photo). Puis repartent vers Hérimoncourt et sa descente jouissive. Ils remontent par la ferme des Minimes vers Vandoncourt. Ils croisent une promeneuse canine, puis plus tard Gaël repère une clé de voiture au sol. Il s’empresse de la ramener à la charmante jeune femme. Il obtient en échange un rendez-vous: elle lui propose d’aller siffler là haut sur la colline et de l’attendre avec un joli bouquet d’églantines. Zai zai zai.

Est-ce celà qui a revigoré le président? Toujours est-il qu’il prend la tête à Vandoncourt entraînant fièrement derrière lui ses 2 compères. Au Val de Monbouton il entame prudemment la montée suivi comme son ombre par Stéphane et rapidement dépassé par un Pat’ sûr de son fait. Mais Gaël tapi dans sa roue le suit puis lance une attaque assassine tel un coureur gonflé à l’EPO et, miracle à marquer dans les annales (et non dans les anals), fait céder un Pat’ en le prenant à son propre jeu. Il faut apprécier les petites victoires du quotidien.

39km, 790m D+.

Soleil puis nuage, mais pas de pluie. Sol gras et détrempé. Flore luxuriante.

Trace: https://drive.google.com/file/d/1bvJjMdQWsN8rI-WhOw3s5UrcbSOtFt5J/view?usp=drive_link

23/06: Eric le preu

Y’a pas foule ce matin, Eric, Fred, Xavier et Gaël sont de la partie. Gaël commence à présenter la sortie du jour faite de tour du champ à Villars les Blamont… mais Seigneur Eric se dit qu’il ne veut pas rentrer tard alors il les embarque dans un de ses tours dont il a le secret et qui passe par la Suisse.

Les Champs Houdins étant traditionnellement boueux, ils sont contournés et les premiers kilomètres leurs font espérer qu’ils rouleront « au sec ». Las, une fois le Mont Novel atteint à la sortie de Montbouton, les premières flaques font leur apparition. Elles ne les quitteront plus.

Après avoir pris plein sud pour espérer de meilleures conditions, Eric le pieu part à l’Est vers Croix. Il se dit qu’avec un tel nom, ils devraient trouver de meilleures conditions à Villars-le-Sec, mais le panneau de l’entrée du village est une escroquerie.

C’est alors qu’il décide de franchir la frontière Helvète en toute discrétion malgré le traité de paix et d’y établir un campement dans la grotte de la Roche Tillau. Mais après avoir compté leurs victuailles et constaté qu’ils n’ont pas emmené de bière, ils repartent en direction de Boncourt à l’assaut de son trésor.

Car selon la légende, les grottes de Milandre sont la demeure de la Fée Arie. Il faut s’enfoncer profondément pour espérer atteindre son trésor d’or et de diamants. Eric en preu chevalier sur son fidèle destrier prussien se dit qu’il pourra être celui qui délivrera la Dame Blanche. Aussi il se lance à l’assaut des marches de la Tour du même nom où il se dit qu’elle sort une fois par siècle attendre son sauveur mais, déçu, n’y trouve pas sa princesse. Il n’y a que 3 gueux boueux qui lui sourient avec leurs faces mouchetées.

De retour à la réalité, Eric reprend son chemin de croisade un pincement au cœur et n’a même pas le courage d’accompagner Fred et Gaël lorsqu’ils empruntent le petit single qui monte au Mont Renaud, il reste sur le chemin blanc « bien propre ».

A Delle, Gaël propose de rentrer festoyer en sa modeste demeure, mais Fred fait une contre proposition acceptée par tous. Malheureusement la progression est trop lente et c’est route de Saint Dizier qu’ils se séparent, Eric vers Badevel, Fred vers Saint-Dizier, Xavier et Gaël vers Beaucourt.

Ces 2 là ne se privent pas du plaisir de passer par Malfosse et plongent à qui mieux mieux dans les toutes les marres de boues qui ponctuent leur remontée jusqu’au cimetière des pins.

43km, 910m d+

Temps sec mais sol détrempé.

Trace: https://drive.google.com/file/d/1xY2dLsXJ1CIFskccZCbNKimy7sU_smLQ/view?usp=drive_link