08/03: les hirondelles coiffées sur le poteau

C’est la 3ème semaine de beau temps, ce qui promet des chemins qui sèchent. Les VTTistes du dimanche (à ne pas confondre avec les conducteurs du même jour) reviennent petit à petit: Pat, Francis, Nathalie, Eric, Laurent et Gaël.

Si le soleil brille déjà et promet une belle matinée, les VTTistes restent pour la plupart bien habillés. Gants chauds, voire double paire pour Nathalie, fuseaux longs, veste d’hiver et tours de cou. Francis a tenté le bas été et le haut hiver. Laurent et Gaël ont enfilé le cuissard court et ne se sont pas embarrassés des surcouches hivernales. Peut-être en prévision de faire monter la t°…

Pour la première fois de l’année, ils montent aux Champs Houdin par le sentier, bien sec ce jour et rejoignent la table d’orientation de Vandoncourt. Ils ne s’attardent pas, l’horizon est un peu bouché sur les Vosges.

Le rythme est raisonnable, comme si Gaël cherchait à économiser les forces de la troupe en ce début de rando, en prévision d’une difficulté… Tout juste se permet-il à Abbevillers de les emmener sur le petit sentier raide dans l’herbe entre les maisons qui rejoint la rue du Vannet. Sur le large sentier en dehors du village, les arbres ont été débarrassés, un boulevard s’ouvre vers les pierres Gauloises.

Ce sentier ils le connaissent bien et pourtant Laurent semble le découvrir. Alzheimer vous fait revivre de si beaux moments encore et encore… Tout le monde l’apprécie, mais après quelques minutes, il semble bien qu’il manque Francis. Crevaison selon le pilote du Lapierre qui, il y a peu encore, demandait à quoi servait le pneu tubeless; faute de pilotage selon les autres. Il promet d’y passer pour la prochaine fois.

Après avoir ramassé les canettes alu traînant sur le sentier et les avoir déposées dans une poubelle à Meslières, ils rejoignent Roches les Blamont dans un effort raisonnable, mais palpable. A Roches, Gaël contourne le sentier de la fontaine se rappelant les arbres qui l’obstruaient. Mais une fois arrivé au bas, ils constatent avec satisfaction qu’il est maintenant praticable. Chouette!

Après la Fontaine, Eric demande 3 fois à Gaël s’il est sûr de vouloir s’enfoncer Sous les Roches, auquel ce dernier répond 3 fois par oui. Eric se rappelle que c’est toujours humide, mais à part un passage à gué et une flaque de boue, c’est étonnamment sec pour la saison. Et de toute façon, il est hors de question de ramener un vélo propre au mois de Mars. On a des principes tout de même.
Un raide coteau les emmène face à un village. Lorsque Laurent demande duquel il s’agit, et qu’on lui répond « Roches les Blamont », il s’interroge sur la nécessité d’être descendu pour remonter, lorsqu’ils pouvaient contourner sans dénivelé…

Cette dernière côte a entamé les réserves, aussi ils se restaurent âprement et rejoignent par un sentier oublié la station d’épuration de Blamont. Là, Gaël les emmène à la source de la Creuse via un sentier bucolique longeant le frétillant cours d’eau. Malheureusement la source est encombrée de troncs, alors que dans son souvenir elle était si jolie. Par on ne sait quel miracle, il convainc l’assistance de grimper jusque Blamont, leur promettant un single fort joueur. Promesse est tenue et via un autre single ils rejoignent Glay.

Pourtant déjà bien entamés par le D+, il y en a un qui demande pourquoi ne pas monter par la papét’, mais la raison l’emporte et ils choisissent la Picardie, déjà bien dure. Pour Eric malheureusement c’est la surchauffe et il frôle le joint de culasse en arrivant sur le dessus, trop habillé. Nathalie réussit encore une fois à monter sur le podium de la côte, derrière un Laurent certes à la mémoire défaillante mais à la forme Paralympique. Francis maugré contre cet itinéraire de montées et de descentes mais il tient bon. Pat lui est tout à son affaire, ni trop chaud ni trop froid, ni trop dur ni trop facile. Un vrai Normand.

A Abbevillers Francis tente bien d’amadouer l’équipe par un apéro en terrasse mais l’heure avancée convainc de rentrer. Laurent seul par Vandoncourt, les autres ensemble par le « KOM à Dorian ». Un arbre barre le sentier, et pour un autre Eric fait le ménage pour la prochaine fois.

Une vraie sortie de printemps en avance: 40km, 975m de D+. Chapeau.

Trace: https://drive.google.com/file/d/1Md_BJfHCzmDeHVKtIYDPFdNZiCUrrUOv/view?usp=drive_link

01/03: Fin d’hibernation

C’était annoncé: après une semaine de beau et de chaud (attention contrepèterie), ça continue. Et ça, normalement, ça attire les VTTistes. Mais ceux-ci deviennent un peu plus difficiles. Il leur faut du beau certes, mais il leur faut du sec. Alors que l’on fête le retour de Francis, Bruno et Laurent, sortis d’hibernation VTT (mais pas de sport en général, clamera haut et fort Bruno), Fred lui en est déjà à sa 2ème semaine, tandis que Pat’ et Gaël ont maintenu la boue fluide en la remuant régulièrement tout l’hiver. D’autres hésitent toujours à revenir, des Doubistes surtout, probablement plus délicats que les rudes Terrifortains.

L’échauffement démarre tranquillement route de Saint Dizier jusqu’aux Champs Houdin, puis ils entrent dans les bois et croisent les premières flaques, heureusement assez rares. Bruno peste et râle contre Gaël « ouais… roulé tout l’hiver… fait pas de ski… roule n’importe quand » parce que ce dernier ne l’a pas reconnu et l’a pris pour un nouvel adhérent.

Mais bon, après qu’il se soit amusé à doubler Laurent et Gaël avant Croix (on nous signale à l’oreillette qu’ils n’auraient pas vraiment appuyé sur les pédales), le voilà de meilleure humeur, surtout lorsque la pause goûter au soleil arrive. Il admet même que le single avant Villars le Sec était sympa … même si trop court.

La troupe se lance sur les Pas du Diable, puis décide de se rabattre sur un itinéraire court pour aller à l’apéro chez Bruno. Et même s’ils optent pour le chemin le plus direct, c’était trop long pour lui. Sur le sentier des bornes, il casse sa chaîne! La plupart aurait réparé, certains auraient marché à côté ou roulé sur le vélo ainsi. Non lui il demonte les pédales et transforme le Scott en draisienne tout suspendu. Quel talent!

Alors que les autres poursuivent leur chemin, il applique la méthode bien connue quand il n’y a plus aucune chance d’être devant: il coupe à travers bois. Et, fier de lui, arrive avant tout le monde, en draisienne! Gna gna gna.

La suite, c’est terrasse-apéro en compagnie de Sylvie.

Trace: https://drive.google.com/file/d/16S8YAgebq4K2zgz63ZbFXIlihtPTuu4w/view?usp=drive_link

22/02: PASSION OMNI CYCLES BEAUCOURT

La météo annonce une remontée des températures, mais il ne faut pas encore se déshabiller car les matins sont frais. C’est d’ailleurs ce que Pat, Fred, Julien se sont dits. Gaël quant lui tente le corsaire et met ses mollets à l’air en une sorte de méthode Coué de la météo.

3 VTTistes et 1 gravel (Julien), quand Eric fait son apparition en … route. Pas motivé, pas envie de se salir, pas ceci, pas celà, gna gna gna… Et impossible de lui faire changer d’avis.

Nos 4 compères lui tapent dans le dos lui souhaitant bonne route et prennent la direction de Badevel. Sûr c’est encore gras, sûr ça glisse, mais en plus les engins forestiers et les chevaux s’évertuent à saccager le moindre sentier. C’est pas Pâques, mais ils sont sur des œufs, ce qui n’empêche pas Pat’ d’aller au sol, alors que Julien en cyclo-crossiste émérite excelle dans ces conditions.

Ils sortent de Badevel pour entrer dans un autre enfer mais à la sortie du patinage non artistique, une vision leur ravit les yeux. Telle une naïade sortie de l’océan, Stéphanie s’extirpe d’une flaque de boue… Bon c’est moins glamour, mais c’est pourtant bien la traileuse qu’ils rencontrent à la croisée des chemins de Saint-Dizier et de Feches. Elle devance le groupe de Morvillars à qui elle semble avoir mis une pâtée. Chez les Bouladou, être devant, c’est une nature.

Passé les mondanités et papotant félins sans miauler, ils descendent vers le village et attaquent la côte du lotissement vers Lebetain. Julien est heureux, il découvre encore des sentiers.

Après Lebetain ils grimpent vers la frontière, mais à la vue des 4×4 et à l’écoute des tirs, ils descendent vers la Suisse plus pacifique. Plus qu’une semaine à tenir.

La prudence est de mise dans la descente mais tout de même, Fred exagère. Il arrive longtemps après et au ralenti. Problème de jambes? Non problème de frein! L’arrière est serré, la roue ne tourne presque plus. Opération déblocage, mais le Diziais usera ensuite avec modération du levier de droite.

Ils partent à l’assaut du Mont Renaud et, dans les lacets boueux, alors que Gaël en fin connaisseur du terrain passe A GAUCHE du tronc, Julien choisit la facilité et passe A DROITE. Il dérape et chute. Bim.

Après la descente ils rejoignent Delle, passent par le centre ville, puis roulent en direction de Lebetain. Ils font encore découvrir un sentier à Julien, alors que le soleil apparaît.

Pat et Fred décident de rentrer au plus court, Julien et Gaël poursuivent en zig zag direction Feche l’Eglise, empruntant un sentier transformé en ruisseau. Malgré leurs détours, en rentrant par la rue du Four à Chaux ils aperçoivent Pat’ à quelques centaines de mètres. Se serait-il arrêté pour prendre une bière en toute discrétion?

34km, 730m D+. Terrain gras. Ciel gris, puis soleil.

Trace: https://drive.google.com/file/d/1ZgHsmuALfR50ur_8mimUxPlLcKYR3uMD/view?usp=drive_link

11/01: défoncés à la poudre

L’hiver a frappé un grand coup le samedi et une épaisse couche de neige a recouvert le paysage. Il y a 3 catégories de VTTistes ce dimanche matin:

  • les fidèles: Pat et Gaël, au RDV à 9h
  • les infidèles: Bruno, Eric, Robert… qui se sont laissés séduire par l’appel du ski de fond (« t’as farté tes carres? »)
  • les absents: ceux restés au chaud chez eux

Pat’ avait peur de se retrouver seul, Gaël aurait misé un billet qu’il allait être seul, ces 2 là sont contents de se retrouver. Ils prennent la direction des Champs Houdins et, bien qu’ayant prudemment contourné par la route de Saint Dizier, très vite sont confrontés à une couche épaisse. Après avoir tenté de la percer pendant 400m, décision est prise de faire demi-tour direction le bas.

Et effectivement la couche est moins épaisse, d’autant qu’à beaucoup d’endroits elle a déjà été tassée et la progression est moins dure, pour ne pas simplement dire possible. Pat a été prudent, il a emmené son vélo nucléaire. Gaël en profite pour le laisser faire la trace lorsque la couche est épaisse.

Etonnamment les chasseurs sont de sortie, alors il leur faut adapter leurs plans pour ne pas se faire prendre pour des blaireaux.

Lorsqu’ils ont bien tourné en rond et retombent sur leur trace précédente, ils prennent la direction de Fesches, où ils tombent sur Franck et sa charmante épouse panier de courses à la main. Passé les salutations et après s’être souhaité la bonne année, ils entament le sentier des bornes et croisent cette fois Martial, qui est monté à Beaucourt trop tard et fait des tours en rond.

Les sentiers qui les ramènent à Feches sont magnifiques et c’est avec une émotion non dissimulée qu’ils rentrent sur Beaucourt et se quittent après tout de même 27km et 500m D+. Pour une fois aucun nettoyage ne sera nécessaire!

Trace: https://drive.google.com/file/d/1csVol43fiRmu_O5cmQGfXsL5EJ90P9BD/view?usp=drive_link

21/12: le retour de l’enfant prodige

C’est l’hiver! C’est-l’hi-ver! Et quel temps a-t-on à Beaucourt le jour de l’hiver? Du soleil pardi!

C’est pas Pat’ qui va dire le contraire, lui qui s’est extrait de la brume des gens du bas. Au RDV ce matin: Francis, la team Léon (Mickaël et Christophe), Gaël et … le revenant, celui qu’on n’attendait plus, celui qui terrassait même Bruno… DORIAN!

Reconnaissable à sa vieille mais valeureuse 306 rouge qui l’emmène partout lui et son fidèle destrier; tout de noir vêtu, il est là, les traits tirés de celui sorti du sommeil 4 fois par nuit depuis 6 mois.

Les derniers sont déjà là, alors pas de temps à perdre, direction Montbouton. Ils évitent soigneusement les sentiers jusqu’après le Grammont et ensuite se signent devant la Croix sur la route de la ville du même nom. Après le tour de la pâture qui les ramène à Montbouton, Gaël pique vers Vandoncourt;

Les autres n’ont pas le temps de le prévenir qu’il est déjà empêtré dans les branches de la coupe de bois. Christophe en fin observateur contourne et pique en tête. Francis menace: en bas c’est l’enfer boueux!

Heureusement le terrain s’est asséché et même si la trajectoire est délicate, ils peuvent évoluer. Enfin, pour la tête de course, car derrière ils mettent un moment à en sortir.

Salir le vélo: ça c’est fait.

Ils remontent au cimetière et après avoir pris quelques clichés de la brume sous le soleil, ils descendent à Seloncourt, et prennent la direction du terrain de BMX. Gaël décrète la pause alimentation. C’est maintenant que le VTT commence.

Les bois sont plus gras qu’imaginé. Un arbre barre le raidard mais Mickaël le contourne intelligemment. Ils enchaînent sur le sentier qui surplombe la route et doivent être les premiers depuis fort longtemps car ils nettoient de vieilles toiles d’araignée embuées de rosée. Avec le soleil filtrant, c’est digne d’une toile de maître.

A Bondeval, Gaël hésite puis décide: à droite sur le single. L’adhérence est précaire, les pneus dérapent. Alors que d’habitude ils dévalent à toute allure, là ils sont prudents. Mickaël en grande confiance revient par 2 fois sur la tête mais part 2 fois à la faute. Sans maîtrise, la puissance n’est rien comme disait M. Pirelli dans son atelier au fond d’un village italien.

Dorian trouve le rythme trop tranquille et lance son attaque dans la boue. Il manque la sortie de piste mais finalement pointe en tête au moment d’entrer dans Fremeuge. Il continue son effort et, fidèle à ses habitudes, arrive en tête à l’approche de la route de Bondeval. Derrière, la longue ascension a fait des victimes, et Dorian console tout le monde en montrant les photos de famille.

Discrètement, l’air de rien, sans piper mot, Gaël les a amenés à Thulay. Ah ah! Ils n’y ont vu que du feu. Fier de son coup, le Président les fait humer le bon air du village, unique en son genre.

Ils passent les 5 sapins et le Président dit « Bon on rentre ». Il met les gaz et fait voler les feuilles. Lorsqu’il arrive sur ce virage en dévers qu’il connaît si bien, il se méfie. La roue avant glisse, il décale le pied droit, le pose et repart. Derrière Dorian s’esclaffe « ah président t’as failli tomber, gros nul… », il n’a pas le temps de finir sa phrase qu’il est au sol sous le regard hilare de Gaël.

La descente qui suit et que vous connaissez si bien est l’heure de remettre les pendules à l’heure. Dorian arrive après Gaël en prétextant qu’il a été prudent. Mais oui mais oui, le Président magnanime fait semblant d’y croire, puis les autres arrivent à leur tour. Francis est grelottant. Pas de froid, mais de peur. Ses pneus glissent partout. Enfin Pat arrive et n’est pas peu fier de sa cascade: il a chuté… au ralenti. Micka témoigne l’avoir vu basculer en OTB tout doucement mais sûrement pour s’écraser mollement au sol et rester coincé contre un tronc.

Francis en a assez, il veut rentrer par la route, et brûler ses pneus ou en faire une déco. Pas sûr que Nathalie apprécie. Gaël le convainc de rentrer « par le petit bois qui va à Vandoncourt tu sais? » et Francis, pourtant un VTTiste expérimenté, se laisse avoir. La Combe Peugeot est un peu encombrée, un peu grasse mais il faut croire que le retour donne des ailes à Francis. Heureusement car il en a marre, car il tient un rythme d’enfer.

Ils rentrent sur Beaucourt et se séparent après Montbouton, Christophe en a assez pour aujourd’hui. Dorian paye sa bière à l’arrivée!

33km, 700m D+. Soleil et ciel bleu, sol humide à gras, 4-7°C.

Trace: https://drive.google.com/file/d/1VxR9zpjTfLij6wYzasP1ng_N3l-9EEcu/view?usp=drive_link

16/11: vite fait avant la pluie

Ah il n’était pas chaud. Il avait même dit: « je viens 2h Max ». Ça va dracher… C’est vrai qu’à 9h05 quand Laurent, Martial, Gaël et François sont arrivés, les premières gouttelettes font partir Eric qui crie: « je vous emmène voir les racines ».

Mais quelles racines? Les premières qu’il trouve, ce sont celles dans la montée du Grammont, par le côté le long de la pâture. Un démarrage « à la Gaël », à froid, pentu, sur sol humide et tapis de feuilles glissantes. Autant dire que les chances d’arriver au chemin sans poser pied à terre sont faibles. Et effectivement, ils lâchent les uns après les autres, même le président bien que résistant le plus longtemps, cale à 3m. Ça commence bien.

Eric applique sa technique du « j’m’éloigne pas trop pour pas rentrer trop tard ». S’en suivent des méandres et des détours improbables qui envoient Martial au tapis, pour au final reproduire en partie le parcours de la semaine précédente. En tout cas c’est ce qu’en pensent Laurent, François et Gaël.

Petite variante tout de même, la descente à l’étang Cayenne de Vandoncourt. C’est l’occasion pour le Président de déplacer un tronc à mains gantées devant les regards ébahis de sa troupe.

Jusqu’à Audincourt, c’est tout de même une variante de la semaine précédente. Ensuite il y a innovation. Ils rentrent dans le bois vers le vita d’Audincourt et remontent jusqu’au vita de Dasles, slalomant gaiement entre les arbustes vraiment très très proches. Vont-ils rentrer alors que la pluie commence à tomber?

Que nenni, Eric a atteint son objectif, le sentier des racines, celui de Dampierre mais qui va de Dasles à Etupes (cherchez l’erreur). Il tient à montrer le sentier dégagé, dont une partie par ses soins. Malheureusement, les arbres tombent à la vitesse à laquelle poussent les champignons et déjà un arbuste barre son sentier.

En bon président Gaël, suiveur, laisse Laurent se tromper et lui montre le passage en disant « voilà, c’est là qu’il fallait passer », espérant que Laurent s’en rappellera.

Eric trouve le temps long car il prend des appels. Puis arrivé à un carrefour forestier, annonce « voilà je vous ai montré ce que j’avais à montrer, à vous maintenant ». Les regards se figent et les sourires se crispent, les têtes se tournent vers Gaël qui lancent « bon ben on va par là ». Car oui, c’est ça la force du président, toujours savoir où il se trouve et sinon le faire croire.

La suite est un peu moins drôle, sentiers ravagés et boueux et glissade d’Eric sans gravité. Ne pas tomber dans ces conditions relève de l’exploit. La pluie s’intensifie.

Heureusement pour eux le président savait où il était et il les ramène sur le sentier des racines qu’ils vont donc cette fois emprunter dans l’autre sens.

A Dampierre Laurent et François rentrent sous une pluie qui augmente un peu, Eric lui veut tester… les racines de Beaucourt, qui mène aux Traversots.

29km, 500m D+, 2 glissades, temps gris puis pluie moyenne. Mais Laurent aura tout de même dit « on est bien ici ».

21/09: la MTB pour les bénévoles et adhérents

Comme c’est désormais une habitude, on sélectionne 2 parcours VTT (30 et 41 km) et un parcours marche (10 km) et on emmène nos bénévoles sur les traces de la MTB pour profiter des beaux tracés bien préparés.

Tout le monde se retrouve pour un copieux apéro … juste avant l’averse. Sauf François victime d’une chute qui quitte la sortie plus tôt, poignée douloureux mais sans gravité.

Un beau moment de convivialité.

03/08: Les écorchés

Après un samedi bien arrosé… par la pluie, qui fait même dire à Claude qu’il n’a pas bu une seule bière de la journée, après une très belle victoire de Pauline qui s’empare du maillot jaune, voilà nos randonneurs au RDV: Eric, Pat, Claude, Francis, Nathalie, Bruno et Gaël.

La température est fraîche et certains ont sorti les manches voire les jambes longues. Mais comme dit Nathalie, Lundi vous êtes pas en jupe les gars!

Eric a annoncé la couleur la veille: il paye l’apéro. C’est certainement ça qui a attiré Claude…

L’échauffement commence par les Vignes puis le Chemin des Traversots qui offre maintenant un vue imprenable sur la commune. Direction la piste cyclable vers Audincourt mais pas pour longtemps, ils entrent dans la jungle..

Le magnifique travail fait par Franck l’année dernière est à recommencer. La végétation a tellement poussé que les feuilles mouillées douchent vélos et VTTistes. Ajoutez à celà quelques ronces et jeunes arbres et voilà un premier passage qui fait l’unanimité: il faut sauver le sentier que Francis qualifie de « végétalisé ».

Ils redoutent la suite mais rejoignent vite la piste cyclable direction Valentigney. Bruno le dit: il y a un single qui longe le lotissement. Mais oui et ils y vont. Sauf que Gaël se trompe d’embranchement et ils prennent le mauvais, remplis de ronces.

Arrivés au bout, ils doivent se satisfaire du chemin goudronné jusqu’au retour sur le sentier normal, sauf Gaël qui tente seul un étroit sentier qui le ramène sur le parcours initial.

Le groupe reformé, les vessies soulagées, en route. Habituellement ils prennent la direction du Belvédère, pas cette fois. Ils continuent alternant sentiers roulants et sentiers en perdition jusqu’au panneau Ecot, sous l’autoroute. Cela rappelle des souvenirs à Bruno, lorsqu’ils abattaient 70km de sentiers entre 9h et 11h. Bon tout le monde le sait, le temps enjolive les souvenirs.

Laissant Bruno en tête, ils s’égarent rapidement, alors Gaël les remet sur la trace. Mais le GPS intégré de Bruno se reconnecte vite aux satellites et ensuite il anticipe plus vite que la machine les changements de direction.

Un beau raidillon fait des victimes mais certainement pas Éric ni Nathalie qui passent haut la main.

Les voilà au bout du parcours, ce qui fait dire à Pat’ qu’il ne verra jamais l’arrivée et à Claude sa bière.

Mais patience est mère de toutes les vertus et voilà le Golf de Prunevelle. Les belles pelouses leur font de l’œil, mais c’est bien troncs, orties, ronces et pierres qui les attendent sur le très attendu single.

Las, celui-ci a perdu de sa superbe faute d’entretien par les locaux, et il sanctionne sévèrement Bruno qui s’emmêle dans une ronce, s’arrache la peau et finit au tapis, ainsi que Francis qui se prend une mandale par le sol. Un peu groggy, il compte ses dents et toutes sont encore attachées.

C’est un groupe aux membres marqués qui se retrouve au bout et décide qu’il est bien l’heure de rentrer. De Berche ils rejoignent Voujeaucourt, traversent le Doubs mais abandonnent le bois de Courcelles, redoutant encore un terrain pas entretenu.

Ils rentrent par la piste cyclable pour finir presque directement sur la terrasse d’Eric.

53km, 70M d+, 16 à 20°C, sol souple à humide.

Trace: https://drive.google.com/file/d/1PcNsrebsklLLArWAcmACA7YkO1DxSSRr/view?usp=drive_link

27/07: la grande évasion

Entre les vacances et les sorties extérieures, il ne reste plus beaucoup de VTTistes dispo pour pédaler en Juillet: Gaël attend patiemment Pat’ arriver, les 2 attendant patiemment Bruno arriver. C’est tout pour aujourd’hui car Philippe et Eric batifolent dans les Vosges à Xonrupt.

La visite sur les pas du Tripotanus la semaine précédente a donné des idées à Gaël qui veut les emmener à Réclère, près du parc des Dinosaures.

C’est donc par un classique Route de Saint Dizier + Champs Houdin qu’ils démarrent. Ils remontent jusqu’à Abbevillers non sans trouver quelques belles flaques témoins de la météo très estivale de ces derniers jours.

Puis la première difficulté approche: la montée au terrain de motocross. Bruno passe en maître le pierrier, qui secoue comme un prunier puis arrête Gaël et Pat, mais cale quelques dizaines de mètres plus loin faute d’adhérence.

La chefferie du haut passée, ils s’engagent dans le single qui aurait besoin d’une bonne coupe d’été, lorsque Bruno stoppe après avoir contourné un tronc mort: dans sa chute il a entraîné le barbelé, tendu à 20 cm du sol. Un piège dangereux qu’ils ne peuvent pas laisser en l’état.

Bruno lance ses 2 acolytes à la recherche de pierres pour sectionner le solide fil de fer. A part des étincelles et un départ de feu, il n’arrive à rien. Puis les cerveaux se mettent en marche. Ils vident les sacs à la recherche d’outils.

La pince à attache rapide de Pat’ ne leur est d’aucune utilité, mais un tournevis permet de séparer les 2 fils, voilà une bonne chose faite. Soudain qq1 a l’idée brillante d’utiliser son dérive-chaîne pour bloquer le fil. Avec la pointe de tournevis et la force herculéenne de Bruno, le fil finit par céder provoquant joie, hurlements et satisfaction.

Ils peuvent reprendre leur chemin et dévaler le sentier de la principauté de Montbéliard jusqu’à la stèle du soldat abattu lors de la seconde guerre mondiale. Là Gaël inquiète Bruno car il commence à franchir les clôtures par les passages piétons.

Mais le Président sait ce qu’il a en tête: aller repérer ce petit single qui semblait bien sympathique. Et pour cause, après un chemin d’accès d’engin pas très propre, ils posent les crampons sur un magnifique single tout en flow, malheureusement coupé en 2 par un arbre qui n’attend que la chaîne d’une tronçonneuse pour reposer en paix.

Les voilà à Damvant, prêt à se lancer à se lancer à l’assaut du single. Gaël ouvre la partie basse de la porte électrifiée. Pat pensant que tout est ouvert s’engouffre mais s’arrête à 10 cm du 2ème fil manquant l’électrocution.

Ils passent encore quelques barrières et enfin ils passent les roches marquant le début du single. La vue du petit promontoire les appelle pour des ah, oh, c’est beau puis ils repartent prudemment, le sous-bois humide rendant les pierres très glissantes.

Au parc, décision est prise de rentrer par Damvant puis Grandfontaine. Sur le single Gaël lance mais dès que la pente se fait plus raide Bruno remet une couche pour montrer qui est le plus fort. Pat arrive tranquillement, et ils restent là à l’abri de l’averse qui tombe.

Une fois les nuages passés, ils reprennent la route du retour. A la sortie d’Abbevillers un cyclotouriste imprudent les dépassent et Bruno ne peut s’empêcher de le laisser devant, Gaël ne pouvant l’empêcher de laisser Bruno seul en tête.

Le retour par les bois encore humides leur fait choisir des trajectoires aléatoires et le final par le « KOM à Dorian » presque totalement dégagé des arbres impose un peu de retenu.

44km, 875m D+. Pas d’incident, sol souple à humide, nuage-soleil, 17°C en moyenne.

Trace: https://drive.google.com/file/d/1AmyvQRNz7TdR6vHqAD33rAmVPPuamOZz/view?usp=drive_link

20/07: un invité surprise

Profitant d’une matinée ensoleillée avant les orages, nos randonneurs sont au RDV: Eric bien reposé, Pat’ toujours en forme, François qu’on n’avait pas vu depuis longtemps, Gaël et un ancien venu rendre une visite, Daniel, notre Dada toujours aussi souriant. Vient enfin Bruno au-delà de l’horaire limite la tête un peu embrumée par les vapeurs de la veille.

Le départ est enfin donné, que Gaël met les choses au point: on démarre par du raid histoire de chauffer les mollets. Mais à peine sont-ils arrivés qu’un appel tombe: 2 retardataires réclament qu’on les attende. C’est ainsi qu’ils retrouvent à Montbouton Nathalie et Francis complétant un beau groupe.

Direction la Suisse pour un parcours roulant et inclusif, qui fait dire à certains qu’ils auraient dû prendre leur gravel, mais il ne faudrait pas faire fuir les revenants. Ils longent de loin le massif de Roche d’Or et rêvent à une prochaine incursion sur la crête, bercés par les récits de sorties d’Eric.

Ils cherchent un peu à s’orienter gardant un œil sur la montre car aujourd’hui c’est apéro chez le Président. Personne ne veut rater ça.

De fil en aiguille, de l’avis de l’un à l’avis de l’autre, ils découvrent de magnifiques passages inconnus ou oubliés. Entre Courtedoux et Buix, la sortie est sauvée. Ils peuvent rentrer serein d’autant qu’ils reviennent sur leur terrain à Villars le Sec. Ils décident de rentrer par Lebetain, et preuve que Dada n’a pas oublié ses bonnes vieilles habitudes, il s’offre un magnifique roulé boulé dont lui seul a le secret. Un peu de mécanique plus tard, le groupe se reforme et rentre par le Val de Saint Dizier.

Tout le monde finit en terrasse et étanche sa soif en refaisant le monde et remerciant le ciel d’avoir retardé la pluie d’1h.

48 km, 932m D+, très beau temps, terrain presque sec mais encore humide à gras par endroit.

Trace: https://drive.google.com/file/d/1x2F98UX6NuRHx7uGWCvdmNHfX_mxc6YW/view?usp=drive_link