26/04: La Bouladou

Aujourd’hui c’est beau temps et la chaleur est annoncée. Eric a pris les choses en main: RDV place de la commune à Badevel. Laurent, habitant le plus loin, arrive en premier, puis suivent Claude et Gaël. Il ne manque plus que Bruno.

Eric a bien fait les choses: il a envoyé un plan précis du lieu de RDV et il a prévu du café. D’ailleurs Claude et Gaël sont épatés et s’écrient en chœur: du café?!?! Eric leur en propose avec le sourire satisfait de celui qui a tout prévu, mais l’un comme l’autre n’en boivent pas, ce qui fait dire à Laurent que c’était bien la peine de faire tout ce cinéma.

Bruno appelle une fois pour confirmer que le RDV est bien chez Eric… et, après avoir fait le tour du village, arrive enfin. Il n’a pas bu de café pourtant il est déjà énervé.

C’est parti pour un tour comme seul Eric sait les faire, c’est à dire aussi sinueux que les méandres de la Seine.

Il prennent la direction du Nord vers Fesches et croisent un guide de haute montagne égaré en la personne de Franck A. Lunettes noires comme la nuit, bâtons pointus, sac à dos, il est au top. Il ne manque que la neige.

Eric prend ensuite la décision de rentrer vers Badevel, ce qui leur fait dire qu’à 9h45 c’est un peu tôt pour l’apéro. Mais finalement, il s’agissait d’un échauffement, il monte le single du lotissement de Badevel.

Laurent reçoit le feu vert d’Eric et part en flèche, Gaël suit mais pas pour longtemps puisque Bruno refuse de ne pas être le premier… derrière Laurent. Eric et Claude montent sagement. Pour le moment.

Bruno crée la distance avec son poursuivant, puis d’un regard régulier vers l’arrière vérifie qu’il ne grignote pas la confortable avance qu’il s’est réservée. Gaël remonte progressivement et discrètement, sifflotant et regardant ailleurs à chaque fois que Bruno se retourne. Eric profite de leur joute à distance, et remonte lui aussi. A tel point qu’il se retrouve dans la roue de Gaël, qui décide de recoller à celle de Bruno. Derrnier raidillon, Eric et Gaël sentent Bruno moins sûr de lui et profitent du dernier virage pour le dépasser sous les jurons du Mézirois qui les quailifient de suceurs.

Claude reste étranger à ces invectives, se demandant pourquoi Bruno est encore plus énervé.

Ils descendent vers Lebetain. Laurent en tête guidé par Gaël: à gauche, 1ère à droite, freine un peu, passe la 3, regarde tes rétros… Eric suit. Puis après un long, très long moment, Claude arrive tout sourire alors que Bruno est … énervé. Claude l’a légèrement bouchonné dans toute la descente. On ne va pas en faire un plat pour si peu.

La traversée et la sortie de Lebetain sont sages, ils n’ont qu’un objectif en tête: le single de Boncourt. Et à peine y ont-ils posé une roue, qu’ils se lancent à corps perdus. Sans Claude, qui avait posé le pied mais raccroche le wagon comme il peut, ni Gaël qui avait décidé d’une pause goûter. Les branches craquent, les pierres volent, un randonneur croit mourir 5 fois, et tout le monde arrive en bas le sourire aux lèvres.

A Boncourt, ils grimpent au Mont Renaud. Alors que Bruno monte prestement, collé au train par Gaël, ce dernier voit arriver la possibilité de le doubler. S’il passe à droite du tronc, c’est bon, se dit-il. Bruno passe à droite dans la partie sale et Gaël qui n’attendait que ça en profite pour passer à gauche dans la partie propre et faire la nique à son aîné. Mais dans leur combat ils ne voient pas qu’Eric et Laurent ont bifurqué à droite, et sont stoppés net par leurs cris de rappel. Bruno est encore énervé, et Claude qui arrive ne comprend pas pourquoi.

Ils visitent une cabane à Montignez et rejoignent Buix, passent la grotte sans s’y arrêter et rejoignent le Maira. Bruno croise Marie, une connaissance, pas la mère Jésus, et enfin pour la première fois de la matinée il est détendu. Enfin!

Direction les pas du diable: c’est le moment ou jamais pour grimper le raidillon, le terrain est parfait. Ici il y a un vide dans le récit car il semble que le réseau ne captait pas et on ne sait pas bien ce qui s’est passé, mais Bruno était énervé contre Gaël!

Ils rentrent par Saint Dizier et alors qu’ils admirent un point sur les Vosges de cette belle région, Eric leur promet une surprise. Mais laquelle?

Tous intrigués par cette promesse alléchante, ils retrouvent du cœur. Eric les emmène dans le petit parcours enduro avec quelques sauts que Gaël et Laurent contournent, tandis que derrière ils entendent des cris de joie prétendant avoir sauté. Mais ils ne sont pas dupes connaissant les 2 spécimens .

De retour route de Saint Dizier Bruno s’engage dans les goulets mais Gaël l’arrête: « attend il y a la surprise d’Eric ». A l’entrée de Beaucourt, la surprise les y attend. Eric annonce: « on va monter le Grammont, par le raide ». Les sourires s’effacent car tous connaissent la difficulté, mais se prêtent au jeu, sauf Claude qui profite de sa position arrière-gardiste pour se faire la malle et les attendre à l’entrée des goulets. Pas folle la guêpe!

Derrière un Laurent en apparence facile mais ayant quelques difficultés d’adhérence, la combat est âpre. Eric passe ses camarades et s’envole tandis que Gaël défend de justesse devant Bruno, bien énervé!

Ils rejoignent Claude pour la descente des Goulets superbement nettoyée par Eric et vont se poser en terrasse pour une bière bien méritée.

49km, 1100m depuis Badevel.

Trace: https://drive.google.com/file/d/1-n-P2fLtgwvNhG4zFC5WXAOw3b5DICFz/view?usp=drive_link